5 métiers souvent confrontés à des agressions
La SNCB a lancé une campagne de sensibilisation contre la violence. Les contrôleurs de train sont en effet régulièrement victimes d’agression. Et ils ne sont pas les seuls: voici 5 métiers souvent touchés.
1. Chauffeur de bus
Selon les chiffres de la STIB, les agressions physiques sont en augmentation pour l’année 2010. Dans les bus, il y a eu 417 agressions de tout type envers le personnel en 2009, contre 325 pour les trois premiers trimestres de 2010. Dans le métro, 120 agressions en 2009, contre 218 en 2010. Sur le réseau du métro, on est passé de 488 agressions verbales sur les trois premiers trimestres de 2009 à 532 sur la même période de 2010. Les faits de vandalisme ont également augmenté de 15 % (de 720 à 833). Enfin, 4.275 interventions pour des troubles à l'ordre public ont été enregistrées en 2010, contre 4.083 en 2009.
Exemple: Le 5 janvier, une conductrice de bus de la STIB a été agressée. Elle a été menacée par une arme à feu. L’agresseur s’est emparé du contenu de la caisse et de son argent personnel.
2. Chauffeur de taxi
Les chauffeurs de taxi sont eux aussi souvent confrontés à la violence. Pendant les services de nuit surtout, ils doivent être sur leurs gardes. Ils sont en effet une cible facile, assis seuls dans leur voiture, sans protection face à leurs passagers.
Exemple: En juillet 2010, un chauffeur de taxi de 60 a été agressé et s’est fait voler sa voiture. Le client assis sur la banquette arrière l’a attrapé et celui assis sur le siège passager l’a frappé au visage. Les deux hommes se sont ensuite emparés de ses clés et de son argent avant de jeter violemment le chauffeur hors de la voiture.
3. Contrôleur de train
La SNCB a lancé une campagne de sensibilisation contre la violence. Les conducteurs de train sont de plus en plus souvent victimes d’agression. Les nombreux retards et suppressions de trains n’y seraient pas étrangers. Dans le train, des discussions entre les voyageurs et le contrôleur finissent souvent dans la violence.
4. Enseignant
En 8 ans, le nombre de faits de violence dans les écoles a augmenté de près d’un tiers. Chaque jour, la police rédige environ 23 PV dans les écoles, parce que des jeunes se sont montrés agressifs envers d’autres élèves ou leurs professeurs. Selon l’enseignement catholique, ce sont surtout les jeunes en décrochage scolaire qui posent problème. Mais certaines des agressions sont toutefois à attribuer aux parents, qui peuvent aussi se révéler violents…
Exemple: Récemment, le père d’un élève a agressé le directeur de l’école parce celui-ci refusait l’inscription de l’enfant.
5. Personnel soignant
Le personnel soignant est lui aussi souvent confronté à la violence. Il s’agit souvent de violence verbale, mais la situation dégénère parfois. Aux urgences, il faut souvent tirer la sonnette d’alarme. Et les ambulanciers se retrouvent souvent pris dans la bagarre: dans 99% des cas, ils arrivent en effet avant la police.
Exemple: L’année dernière, un homme en état d’ivresse a été amené au service des urgences de l’hôpital Heilig Hart de Louvain. Lorsqu’il a repris conscience, il s’est montré agressif envers le personnel infirmier. Les soignants ont alors tenté de conduire l’homme en cellule d’isolement. Mais la situation a alors échappé à tout contrôle. Un porte et plusieurs chariots de matériel stérile peuvent en témoigner.