6 grands patrons et leurs primes de licenciement astronomiques
Le Conseil d’administration de BP a décidé de retirer Tony Hayward de la tête de la compagnie pétrolière. Hayward peut toutefois compter sur une coquette prime de licenciement. Petit tour d’horizon des confortables indemnités perçues par les grands patrons.
1. Tony Hayward, BP: 15 millions d’euros
Tony Hayward quittera à partir du mois d’octobre la direction de la compagnie pétrolière BP pour être remplacé par l’Américain Bob Dudley. Le Conseil d’administration en a décidé ainsi. La raison? La mauvaise gestion de la catastrophe pétrolière dans le Golfe du Mexique et quelques malheureux propos qui ont échappé au directeur. Il a par exemple déclaré que la fuite de pétrole était petite en comparaison avec la taille de l’océan. Le montant exact de sa prime de licenciement n’est pas encore connu. Mais Hayward exigerait de percevoir l’indemnité de départ prévue dans son contrat, à savoir ses 1,2 millions d’euros de salaire annuel plus une combinaison d’actions et de bonus-pension qui peut s’élever à 14 millions d’euros.
3. Wolfgang Bernhard, Volkswagen: 10 millions d’euros
En 2007, Wolfgang Bernhard est démis de ses fonctions de directeur de la marque automobile allemande suite à des divergences d’opinion: après un remaniement à la tête du groupe, il n’y avait plus de place pour Bernhard chez VW. L’information n’a jamais été officiellement confirmée, mais la prime de licenciement se serait élevée à 10 millions d’euros. Ce montant était tel parce que le contrat de Bernhard ne devait prendre fin qu’en 2010. Les trois ans auxquels il avait encore droit lui ont donc été payés.
4. Jean-Paul Votron, Gilbert Mittler & Herman Verwilst, Fortis: 1,35 millions d’euros, 4 millions d’euros et 800.000 euros
Après l’affaire Fortis en 2008, le big boss Jean-Paul Votron a été remercié. Il a été mis à la porte avec une prime de licenciement de 1,35 millions d’euros. Le directeur Gilbert Mittler, resté à l’abri dans un premier temps, a finalement été muté au sein de Fortis. Bien qu’il soit rémunéré pour sa nouvelle fonction, il a quad même touché une indemnité de 4 millions d’euros. Herman Verwilst, autre top manager, a, quant a lui, quitté Fortis avec ‘à peine’ 800.000 euros. Son contrat mentionnait pourtant une prime de 5 millions d’euros. Ces messieurs pouvaient également compter sur de coquets bonus-pension.
5. Wendelin Wiedeking, Porsche: 50 millions d’euros
Wendelin Wiedeking est un excellent manager, dit-on. Dans les années 90, il a rendu à Porsche grandeur et bénéfices. Tout allait pour le mieux jusqu’en 2009, lorsqu’il a tenté d’intégrer Volkswagen dans le groupe Porsche. Une décision qui lui reviendra comme un boomerang car il alourdit Porsche d’une dette de 10 milliards d’euros. Un échec qui lui aura tout de même valu une prime de départ de 50 millions d’euros.
Texte: Mies Cosemans - Photo: Flickr
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