6 multinationales suppriment 1.300 jobs en Belgique: que se passe-t-il?

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Malgré tous les messages positifs sur la reprise économique, des nouvelles de restructurations dans plusieurs grandes entreprises ont fait leur apparition dans la presse ces dernières semaines. Que se passe-t-il?

1. Dexia: - 385 emplois en Belgique

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Photo: Griet Dekoninck

Activité? Banque

Nombre d’employés? 35.200 (niveau mondial)

Nombre d’emplois menacés? 665 dans tout le groupe: 385 en Belgique, 70 en France, 140 au Luxembourg et 70 au niveau international.

Quels départements? Ce sont surtout les fonctions non commerciales qui seraient touchées.

Pourquoi restructurer maintenant? Le plan de restructuration annoncé à présent est la suite du plan de réforme de novembre 2008. Dexia, qui souffrait énormément de la crise, projetait de réduire ses coûts de 600 millions d’euros d’ici fin 2011. Aujourd’hui, une bonne partie de cette économie a déjà été réalisée. Et c’est pour arriver à réduire les derniers 240 millions d’euros que la direction a annoncé de nouvelles mesures en septembre, dont la réorganisation. La crise aurait fait perdre 2.100 emplois au total dans la grande banque.

Lisez le communiqué de presse de Dexia (en anglais).

2. Sitel: 200 emplois menacés au maximum

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Photo: Martiniko

Activité? Callcenter

Nombre d’employés en Belgique? 675 agents à Diegem (au niveau mondial: 57.000)

Nombre d’emplois menacés? 200

Pourquoi cette annonce? La directrice régionale Hilde Verdoodt: "On ne peut pas vraiment parler de restructuration. L’annonce n’est pas du tout liée à la crise non plus. Dans un callcenter, on travaille sur un marché qui fluctue énormément. Nous recevons des missions d’entreprises partout dans le monde et déplaçons nos activités en fonction de nos besoins à l’un ou l’autre endroit. A ce moment, il semble qu’un certain nombre des emplois en Belgique va être transféré vers un autre pays, mais il se peut qu’il en soit autrement la semaine prochaine et que nous ayons à nouveau 400 postes ouverts pour notre site de Diegem. Mais la législation sociale belge nous oblige à annoncer un éventuel licenciement collectif."

A quand la décision définitive? Verdoodt: "D’ici la fin de l’année, une fois que les résultats du quatrième trimestre seront connus. Nous saurons alors si nous devons effectivement procéder à ce licenciement collectif."

3. Solvay: 150 à 160 emplois à la trappe

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Activité? Chimie

Nombre d’employés en Belgique? 2.130 (au niveau mondial: 17.000)

Nombre d’emplois menacés? 150 à 160 en Belgique, 800 au niveau mondial

Est-ce une conséquence de la crise? Erik De Leye, responsable presse: "Non. La réorganisation que nous avons annoncée fin septembre est une adaptation aux changements de la conjoncture mondiale : les cycles de vie plus courts des produits, l’émergence de l’Extrême-Orient en tant que nouveau centre de connaissances et aussi les méga tendances comme le réchauffement climatique, la perte de biodiversité, l’épuisement des ressources naturelles, … En tant que groupe chimique, nous devons en tenir compte. Nous avons besoin d’une nouvelle structure organisationnelle afin de pouvoir réagir plus rapidement et de nous rapprocher de nos clients. A cela s’ajoute la vente de la division ‘pharma’, dont la contribution aux frais généraux a donc disparu. Nous devons compenser cette perte, entre autres en revoyant nos dépenses à la baisse."

Quand la décision sera-t-elle exécutée? "Nous ne pouvons pas donner de délai. Nous devons suivre les procédures sociales, donc les négociations peuvent durer un moment. Mais nous souhaitons agir le plus vite possible afin de ne pas laisser les travailleurs trop longtemps dans l’incertitude."

4. HP Belgium: 200 emplois supprimés

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Source: De Tijd - Photo: Andy Bryant

Activité? Fabricant d’ordinateurs

Nombre d’employés dans le BeLux? 2.800

Nombre d’emplois menacés? Environ 200. C’est moins que ce qui était prévu au départ. EN décembre, il était encore question de 324 emplois.

Cette restructuration est-elle liée à la crise? "Oui. En conséquence de la crise économique, les entreprises ont dépensé considérablement moins en ordinateurs et imprimantes. Mais il y a quand même une amélioration en vue," dit Eric Van Bael, directeur de HB en Belgique, dans le journal De Tijd du 16 septembre. "Depuis le début de cette année, la demande de serveur, d’infrastructure de stockage et de réseau, d’ordinateurs et d’imprimantes repart. La reprise est en marche. Les entreprises ont longtemps gardé le pied sur le frein. Et puis la demande est repartie tellement soudainement que nos usines arrivaient à peine à suivre." Van Bael pense que la moitié de la perte infligée par la crise peut être compensée cette année. Ces deux dernières années, environ 400 jobs ont été supprimés chez HP Belgique, autant à cause de la crise qu’à cause de la fusion entre HP et la société de service EDS.

5. AB InBev: jusqu’à 265 jobs menacés

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Activité? Brasserie

Nombre d’employés en Belgique? 2.700

Nombre d’emplois menacés? Ce n’est pas encore établi. Les négociations sont en cours. Luc Gysemberg, du syndicat ACV, a parlé au journal De Tijd du 15 septembre de 265 emplois.

Pourquoi cette restructuration? Karen Couck, porte-parole: "L’un des défis les plus important est le recul structurel du marché de la bière en Belgique. La consommation par tête a diminué de plus de 20% ces 10 dernières années. Cette tendance est encore plus prononcée dans l’horeca, om les volumes ont baissé d’environ 30% ces 5 dernières années. C’est pourquoi nous avons annoncé que nous devrions prendre des mesures pour adapter nos activités horeca à la réalité du marché. De plus, nous voudrions simplifier et centraliser nos services administratifs et de support. Une organisation plus efficace nous permettrait de libérer de nouveaux moyens afin de réinvestir dans le marché et dans nos outils de production." 

Cette restructuration est-elle liée à la crise? "Non, il n’y a pas de lien direct avec la crise financière. La bière n’est pas un produit sensible à la crise. La restructuration est tout simplement la conséquence de changements sur le marché de la bière."

Quand sera prise la décision finale? "Plusieurs réunions avec les partenaires sociaux ont déjà eu lieu. Lors de ces rencontres, les développements du marché de ces dernières années et notre analyse de l’avenir du secteur ont été expliqués, et nous avons décrit la manière dont l’entreprise devrait s’y adapter. En juin, les partenaires sociaux ont posé des questions complémentaires. La direction les a étudiées et y a répondu. Mi septembre, nous nous sommes à nouveau réunis. Nous avons proposé aux syndicats d’arriver à une concrétisation rapide. Le délégués syndicaux se sont engagés à parler à leur base et devraient revenir prochainement avec une réponse quant aux possibles façons de s’y prendre."

6. Coca-Cola Enterprises Belgium: 20 postes à la trappe

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Photo: Ben Spark

Activité? Producteur de boissons

Nombre d’employés? 2.600

Nombre d’emplois menacés? 20 au maximum: 14 à Gand, 5 à Wilrijk et 1 à Chaudfontaine.  

Quels jobs sont concernés? Des postes de direction dans les services de support

Conséquence de la crise? Wouter Vermeulen, porte-parole: "Pas du tout. Coca-Cola veut uniformiser les modes de travail dans les ateliers de mise en bouteille pour profiter des avantages d’échelles de notre structure européenne. Nous aurons donc besoin de moins de gens à l’avenir."

Quand tombe la décision? "Le nombre d’emplois qui disparaîtront vraiment sera déterminé lors du dialogue social. La prochaine réunion avec les syndicats est prévue le 11 octobre."

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