Adrien Devyver : "Il faut défoncer les portes, mais de manière originale!"
Nom : Adrien Devyver
Etat civil : en couple
Age : 31 ans
Domicile : La Hulpe
Passion : le tennis et le Standard de Liège
En plus d'être l'animateur le plus séduisant de la RTBF, Adrien Devyver est prometteur, talentueux et déborde de projets. En ce moment, le chroniqueur web de Sans Chichis présente également l'émission The Voice en Compagnie de Maureen Louys. Retour sur une carrière à 100 à l'heure.
Enfant, quel métier rêviez-vous d’exercer ?
Je rêvais d’exercer plein de métiers! Je voulais être ambulancier-urgentiste, pompier et journaliste. Je voulais aussi être joueur de foot. Même si je viens du Brabant Wallon, le Standard est mon club de cœur.
Quelle est votre formation ?
Mon parcours est assez mouvementé. J’ai toujours eu des bons points, par contre point de vue comportement c’était une catastrophe : je suis hyperactif et le rapport passait parfois mal avec mes professeurs. Quand j’ai fini ma rhéto, j’ai fait une année d’infirmier à l’ISEI. Je l’ai bien réussie mais je n’aurais jamais pu m’adapter aux horaires du métier. J’ai ensuite fait deux ans de kinésithérapie, mais cela n’était pas mon truc non plus: il fallait beaucoup de patience et j’en manquais, à l’époque. Quand j’ai arrêté, mes parents m’ont dit de me débrouiller financièrement. J’ai suivi un Bac à Louvain-la-Neuve en Sciences économiques, politiques et sociales, puis un Master en journalisme que j’ai réussi sans problème. J’avais finalement trouvé ma voie, mais j’ai fini mes études à 27 ans!
Avez-vous des souvenirs de jobs de vacances ?
J’en ai fait plein. J’ai travaillé dans un restaurant, chez un avocat, au rayon crèmerie du GB... J’ai aussi assuré la promotion d’un chocolat : dans une petite smart blanche, j’allais distribuer du chocolat à la sortie des écoles. Je grillais vite mes jours de travail autorisés par la législation car je devais travailler pour payer mes études. Les jobs étudiants apportent beaucoup : on apprend à se débrouiller, à structurer sa vie, à s’organiser, à travailler en équipe… Cela donne une leçon.
Quel a été votre premier vrai contrat ?
En tant que journaliste, on travaille principalement à la pige, donc on ne peut pas vraiment parler de contrat. Mais ma première activité professionnelle a été d’écrire pour le journal local Vers l’Avenir Brabant Wallon. Ensuite, j’ai fait de la radio et j’ai été engagé sur radio Contact. J’ai par la suite travaillé pour le Journal télévisé de RTL. Mais je fonctionne un peu par lubies, et en 2008 j’ai voulu intégrer l’équipe des Niouzz. Du coup, j’ai harcelé la RTBF par téléphone jusqu’à ce que ça marche!
A quoi dépensez-vous votre salaire ?
Avec mon premier salaire, j’ai remboursé mes parents. Ils m’avaient prêté de l’argent pour m’acheter une voiture. A présent, mon salaire passe en essence, logement, nourriture et cadeaux pour mon amoureuse. J’essaie quand même de mettre de l’argent de côté pour acheter une maison. Puis, j’aime me payer de chouettes vacances de temps en temps, où je me fais vraiment plaisir.
Êtes-vous satisfait de votre balance travail-vie privée ?
The Voice plus Sans Chichis, c’est beaucoup de travail. Donc non, je ne suis pas satisfait : j’ai des horaires très bizarres, ma copine aussi, mais on essaie de concilier du mieux qu’on peut. L’année qui arrive va être très compliquée de ce point de vue, on sait bien qu’on ne va pas beaucoup se voir. Mais l’important est que je puisse faire deux heures de sport par semaine et bosser sur des projets qui me plaisent. Je suis jeune, c’est maintenant que je dois penser à ma carrière.
La pension, ça vous inspire quoi ?
J’y pense, mais avec tout ce qu’on entend, je pense qu’il vaut mieux investir dans de la brique. Honnêtement, j’ai une vision assez apocalyptique de ce qu’il va se passer : d’ici 40 ans, énormément de choses vont changer, je ne suis pas sûr qu’on puisse encore compter sur sa pension.
Avez-vous un rêve de carrière ?
Dans mon milieu, tout peut s’arreter du jour au lendemain. Je préfère me fixer des objectifs à court terme : The Voice, par exemple, je mourrais d'envie d'y participer. On va aussi relancer Génie en Herbe, une émission que j’adorais regarder. Mais je ne sais pas du tout où j'en serais en mai de l'année prochaine...
Un conseil carrière à donner ?
Quand j’étais en 4e humanité, un prof qui ne m’aimait pas m’a dit que je n’irai nulle part et que cela ne servait à rien que je continue mes études. Cela m'a marqué, ce genre de phrase peut briser des gens. Heureusement, sur moi, cela a fait l'effet inverse. Je m'en suis servi pour trouver l’envie profonde de réussir. Mon conseil serait de toujours laisser son imagination se concrétiser. Même si nos idées nous paraissent folles: harceler la RTBF au téléphone peut paraître dingue! Mais il faut défoncer toutes les portes, et le faire de manière créative et originale. Pour s'en sortir, il faut sortir du lot.