Démissionner pour reprendre des études : ai-je droit au chômage?

Je suis actuellement employée. En septembre, j’aimerais arrêter de travailler pour pouvoir commencer des cours de jour d’infirmière A2. J’habite avec mon compagnon, mais nous ne pouvons nous permettre de vivre sur un seul salaire. Après un entretien avec mon patron, il s’avère qu’il refuse de me licencier. Ce qui signifie que je dois remettre ma démission. Infirmière est un métier en pénurie. Est-ce une raison valable pour pouvoir bénéficier d’allocations?

9646372441_F53kX.jpgLa réponse de Kathy Dillies, SD Worx

En d’autres termes, vous vous demandez si votre démission sera considérée comme une rupture pour motif légitime.

Pas de motif légitime: sanction du chômage

Si ce n’est pas le cas, vous pouvez perdre votre droit aux allocations de chômage. La sanction peut varier d’un avertissement à une exclusion du droit aux indemnités de 4 à 52 semaines. L’exclusion peut même être de durée indéterminée si la démission a été remise dans le but intentionnel de réclamer des allocations de chômage pour rester sans emploi.  

Sans emploi indépendamment de la volonté

Le point de départ pour avoir droit aux allocations de chômage est que vous vous retrouviez indépendamment de votre volonté sans emploi et sans revenu.
La législation prévoit un nombre de situations qui ne sont pas ‘indépendantes de la volonté’. L’une d’entre elles est la démission d’un emploi valable sans motif légitime.  

Motif légitime: c’est quoi?

La question est naturellement de savoir ce qu’est un motif légitime. Quitter son emploi pour suivre une formation en enseignement de jour peut-il être considéré comme tel?  

La réponse est négative. Suivre une formation, même si elle mène à un diplôme pour un métier en pénurie, n’est jamais un motif légitime de rupture de contrat.

Donc: si vous démissionnez pour retourner à l’école vous ne pourrez pas avoir droit aux allocations de chômage.

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