Daan Struyven, 25 ans, doctorant au MIT

Nom Daan Struyven
Age
25 ans.
Formation  Master en ingénieur de gestion et bachelier en sciences politiques.
Salaire net  2 000  à 3 000 €.
Objectif professionnel Réussir à combiner tous ses pôles de qualification enseignement, recherche et collaboration aux politiques économiques.
Qualité première L'ouverture d'esprit.
Principal défaut L'impatience.
Conseils aux plus jeunes Expérimenter, oser, se fixer des objectifs et se remettre en question quand il le faut.

Être publié dans des médias renommés pour son regard pertinent sur l'économie, alors qu'on est encore étudiant, n'est pas donné à tout universitaire. Et pourtant, Le Monde, Le Soir, De Standaard ou De Tijd  se sont tous penchés sur les écrits de Daan Struyven.

À 25 ans, Daan Struyven est actuellement étudiant doctorant en économie dans ce qu'on considère comme la meilleure université en sciences au monde, le Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Boston. Cette place en or, l’originaire de Tienen, dans le Brabant flamand, en a toujours rêvé. Un master en ingénieur de gestion en poche, c'est en décembre 2009 qu’il pose sa candidature au MIT pour y devenir doctorant et bientôt également assistant en économie publique, macro-économie et finance. À sa grande surprise, son dossier est retenu pour la rentrée de septembre 2010. « J'ai été agréablement étonné lorsque j'ai su que j'avais été sélectionné. Jusqu'il y a peu, je ne pensais pas qu'un « petit Belge » puisse mener une thèse dans l'un des meilleurs départements d'économie au monde. »

Mais celui qui se qualifie de « petit Belge » a plus d'une corde à son arc. Avec un bac en ingénieur de gestion obtenu en 2007 à la Solvay Brussels School of Economics and Management (ULB), Daan Struyven était bien armé pour décrocher par la suite, en juin 2009, un master dans le même domaine ainsi qu’un bachelier en sciences politiques. Ses années d'étude ont toujours été couronnées par une grande distinction, la plus grande dis’ ou les félicitations du jury. « Je suis réellement passionné par les politiques d'économie publique, la macro-économie et la finance. Le fait que ce soit une science humaine où l'on peut avoir un impact sur la vie des citoyens me fascine. On réfléchit et on travaille sur des débats actuels comme la crise de l'euro, la réforme des pensions, l'austérité... C'est très stimulant.»

En dernière année du master à Solvay, il hésite à se lancer comme conseiller en stratégie. Mais, en rédigeant son mémoire de fin d’études sur la responsabilisation et la politique d’emploi des Régions – auquel différents chercheurs et responsables politiques se sont intéressés lors des négociations communautaires –, il apprend qu'il peut mener une thèse en économie à Boston et privilégie la voie de la recherche. « L'opportunité de faire une thèse, qui plus est dans un grand département aux États-Unis, est une plus-value supérieure pour mes compétences et ma carrière. »

Daan Struyven est toujours parvenu à combiner travail, ténacité mais aussi opportunités et belles rencontres. Un cocktail gagnant qui, avec le temps, lui a conféré confiance et motivation. « Par le passé, j'ai eu la chance de rencontrer de grands économistes comme Mathias Dewatripont, aujourd'hui directeur de la Banque nationale, ou Geert Noels, économiste chez Econopolis. Ces deux experts m'ont permis de croire en mes talents et en la possibilité d’étudier aux États-Unis. Encore aujourd'hui, mes collègues de l'université sont brillants et me motivent au quotidien. » 

Et lorsqu'on demande à ce jeune chercheur où il se voit dans quelques années, il répond avec ambition et pondération, ces qualités qui lui tiennent à cœur. « À court terme, j'aimerais écrire une thèse de qualité au MIT et y dispenser de bons cours en tant qu'assistant. Par la suite, je souhaiterais combiner recherche, enseignement et participer à la réalisation des politiques publiques économiques en Europe. »

Annabelle Duaut