Dix conseils pour réussir son entrée sur le marché du travail
Trouver un premier emploi est toujours difficile, surtout en cette période de flou économique. Voici quelques conseils
pratiques émanant de professionnels du recrutement, tous secteurs confondus. Jeunes diplômés, prenez note !
1 – Ne pas reculer pour mieux sauter.
« Différer son entrée sur le marché de l’emploi en prolongeant ses études ne serait pas une bonne attitude si c’est
pour passer une année à la finalité discutable. Les jeunes diplômés doivent se battre avec les compétences qui sont les leurs. »
2 – Afficher clairement la couleur.
« Limpide, le CV doit clairement annoncer l’objectif de carrière. Quel est le poste recherché ? Dans la programmation ou la maîtrise d’ouvrage ? Dans 80 % des cas, cette mention n’est pas explicite. Cet objectif devra ensuite être argumenté en entretien, en présentant notamment le contexte dans lequel se sont déroulés les stages. De façon claire, précise et rapide. Sans temps mort. »
3 – Ne pas (trop) baisser ses prétentions.
« Si la compétence est là, il ne faut pas la brader. C’est une partie “touchy”. Les recruteurs sont plutôt dans une phase à faire leur marché. Il ne faut donc pas arriver en terrain conquis et bien s’informer sur les prix du marché. »
4 – Multiplier les expériences.
« Un jeune diplômé qui a cumulé 4 CDD se placera plus facilement qu’un autre qui a attendu passivement le poste de ses rêves. Pour autant, il ne faut pas prendre n’importe quoi. Mieux vaut cibler des stages qui s’inscrivent dans des souhaits de déroulé de carrière plutôt qu’un stage plus facile ou plus amusant mais qui n’apportera rien sur le CV. Quant aux expériences et références factices, elles sont facilement démontables. »
5 – Jouer la carte de la mobilité.
« Mobilité géographique, les régions et l’Europe offrent de belles opportunités, rien n’empêche ensuite de revenir en
Belgique. Mobilité aussi fonctionnelle en prospectant sur des postes un peu parallèles. »
6 – Activer ses contacts.
« Les réseaux sont précieux en temps de crise. Ils permettent de tisser des contacts, démultiplier les angles, de gagner en information. Il y a bien sûr les réseaux d’anciens et les réseaux sociaux – Plaxo, LinkedIn, Viadeo. Les salons et jobdays permettent aussi d’approcher une entreprise de façon plus directe, au-delà d’un écran ou d’un rapport annuel. »
7 – Se méfier des CV atypiques.
« Tout dépend de l’entreprise. Certains acteurs recherchent de la créativité, les start-up aussi. À la différence d’un acteur plus établi. Il faut avoir une bonne vision de l’entreprise ciblée. Pourquoi ne pas avoir plusieurs versions d’un CV suivant la cible : un CV classique, un créatif, un CV intérimaire, un autre spécialisé. Cela dénote un esprit pragmatique. »
8 – Surveiller sa réputation numérique.
« De plus en plus d’entreprises “google-isent” le candidat. J’ai eu le cas d’un jeune ingénieur qui postulait pour un poste de chef de projet. Le client est tombé sur une photo de lui en kilt. Il était suffisamment ouvert d’esprit pour
ne pas être choqué. En revanche, une cliente n’a pas embauché un jeune diplômé dont la philosophie affichée sur Facebook était “les doigts de pied en éventail.”
9 – « Web-ifier » son CV mais pas trop.
« D’accord pour insérer des mots clés, mais lister des compétences technos avec des liens, c’est fatigant à lire. On doit comprendre quelque chose dans la version papier sans aller sur le web. En revanche, un jeune diplômé peut mettre un lien qui renvoie sur sa page personnelle où l’on trouvera les références de maîtres de stages, de professionnels. La mention “references upon request” des Anglo-Saxons. »
10 – Enfin, ne jamais se décourager.
« Les diplômés de 2010 devront, c’est vrai, être plus patients que leurs aînés. La période est délicate. La crise va durer quelques mois encore pour une amélioration attendue au second semestre 2010. À moyen terme, la rupture
économique actuelle leur offrira un futur encore plus ouvert. »
R.N.
