Georges-Louis Bouchez, 25 ans, tête de liste MR à Mons
Nom Georges-Louis Bouchez
Âge 25 ans.
Formation Diplômé en droit aux Facultés universitaires de Saint-Louis et à l’ULB.
Revenus NC.
Objectif dans la vie Aller à la rencontre des gens.
Principale qualité Déterminé.
Principal défaut Parfois trop déterminé.
Conseil aux plus jeunes Je suis un peu jeune pour donner des conseils… Disons tout est réalisable quand on se bat pour y parvenir.
En octobre prochain, il sera le principal adversaire politique d’Elio Di Rupo. À 25 ans, Georges-Louis Bouchez est tête de liste MR en vue des élections communales. Ce Montois est également conseiller auprès du vice-Premier ministre Didier Reynders. Un passionné de politique.
Georges-Louis Bouchez a toujours adoré les défis. « Même petit. Parfois pour des bêtises. Par exemple, quand je rentrais dans ma chambre pour prendre un objet, je me disais qu’il fallait que j’en sois ressorti avant que la porte ne se referme », raconte-t-il en rigolant. Le challenge qu’il s’est fixé aujourd’hui se révèle toutefois un rien plus ambitieux : se confronter à Elio Di Rupo, roi de Mons, lors du prochain scrutin communal, en octobre 2012. Tête de liste dans l’une des principales villes wallonnes à 25 ans…
Sorti de nulle part, ce jeune libéral ? Presque. Son expérience électorale se résume à trois dates. Octobre 2006, il figure sur la liste communale MR. « J’ai raté le 8e siège à 16 voix près ». Juin 2010, candidat au Sénat pour les élections fédérales. Non élu, mais 15 650 personnes placent tout de même son nom dans l’urne. « Je n’en reviens toujours pas… Dire qu’au début, je n’avais que trois voix. La mienne et celles de mes parents ! » Octobre 2011, enfin, lorsqu’il remporte le second tour de l’élection interne qui le propulsera tête de liste. Par la petite porte : six votes seulement le séparent de son adversaire.
Certains évoquent une étoile montante. D’autres le qualifient de jeune pousse aux dents trop longues. « Plus on commence jeune en politique, plus on a le temps de se faire des ennemis ! » Georges-Louis Bouchez maîtrise déjà parfaitement les formules slogans. Il se frotte à la politique dès le plus jeune âge. « À 13 ans, je regardais déjà les débats à la télé. J’étais très impressionné par Didier Reynders… » Cela tombe à pic : il travaille aujourd’hui comme conseiller aux Affaires étrangères. Un des « sherpas » qui gravite autour du vice-Premier. Un rôle qui lui a permis de participer, en coulisse, aux dernières négociations gouvernementales.
Tout ça grâce à un débat, auquel il participe en 2005 sur les conseils de sa mère. « C’était un face-à-face entre Louis Michel et Jean-Maurice Dehousse, lors duquel j’avais pris la parole. Louis Michel est ensuite venu me trouver, il avait été impressionné. C’est à la suite de cela que je me suis lancé en politique. »En 2008, alors qu’il n’est pas encore diplômé, il participe à une épreuve de recrutement organisée par le MR. Il réussit l’examen, le parti lui garde son futur poste au chaud, le temps qu’il termine ses études.
Aujourd’hui, il partage donc son temps entre Bruxelles et Mons. Sans oublier Namur, où il officie comme assistant en droit aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix. Très peu de temps libre. Tout un plus une faiblesse pour la formule 1, les nouvelles technologies et… les costumes. Représentation oblige. Pour le reste, son salaire est presque entièrement absorbé par les frais politiques. Tracts, campagnes, déplacements… « Normal, je fais tout moi-même. »
Et si cette ascension soudaine devait tomber à plat ? Et si, comme tant d’autres nouveaux venus avant lui, ses idéaux finissaient petit à petit par se mouler dans le conformisme ? « Je fais de la politique parce que j’aime ça. C’est un choix de vie qui demande d’être totalement impliqué. Maintenant, c’est vrai que si je vis une débâcle au soir du 14 octobre, je pourrais me remettre en question… »
Mélanie Geelkens