Kimberley ou Charlotte? Florian ou Kevin? Votre prénom influence votre carrière...
Les Florian, Sophie ou Charlotte ont davantage de chances de succès dans leur carrière que les Kevin, Jason ou Mandy. C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’université de Floride.
Cette étude américaine confirme les conclusions déjà révélées par une pédagogue allemande: le prénom d’une personne joue un rôle dans le jugement que lui porte son entourage et est par conséquent déterminant dans le déroulement de sa carrière.
Meilleur à l’école avec un prénom classique
Aussi bien l’étude allemande, menée auprès de 2.000 enseignants, que les recherches américains, portant sur 55.000 enfants, révèlent que l’on fait inconsciemment des associations négatives ou positives avec les prénoms.
Les différences de jugement se forme déjà sur les bancs de l’école, où les enfants appelés Kevin ou Mandy, par exemple, sont très souvent perçus comme ayant des problèmes d’apprentissage et de comportement. Les Sophie ou Alexandre ne sont eux pas confrontés à ces préjugés négatifs.
En découle une différence dans les prestations scolaires, les enfants portant des prénoms plus traditionnels et classiques obtenant des résultats jusqu’à 5% supérieurs. L’explication ? Les élèves répondent aux attentes de leurs enseignants, qui fluctuent selon le prénom.
Et ces différences restent marquées par la suite, poursuivant le ‘bien’ ou ‘mal nommé’ pendant sa carrière professionnelle.
Prénom d’élite
Qu’est- ce qui fait donc d’un prénom un atout ou un obstacle pour une carrière réussie? Selon les chercheurs, certains prénoms sont considérés comme appartenant à l’élite. Les prénoms français finissant par un ‘e’, comme Marie ou Stéphanie, sont recommandés pour les filles. Pour les garçons, mieux vaut opter pour un prénom rappelant un personnage historique, comme Alexandre.
Mohammed vs. Thomas
L’origine du prénom a aussi un impact: les personnes aux prénoms autochtones auraient ainsi deux fois plus de chances d’être invitées à un entretien d’embauche qu’un candidat appelé, par exemple, Mohammed.
Stephany ou Stéphanie ?
L’orthographe du prénom influence également l’idée inconsciente que l’on se fait d’une personne. Selon les chercheurs, les parents issus de quartiers plus riches opteront pour la forme classique d’un prénom, tandis que ceux dont les revenus sont plus faibles auront tendance à se montrer plus créatifs avec l’orthographe. ‘Stephany est d’origine plus pauvre que Stéphanie’, affirment-ils.
CV anonyme?
Les préjugés que l’on se forge sur certains prénoms sont le résultat d’un processus inconscient. Il semble donc difficile de trouver un moyen de leur tordre le cou et les empêcher d’influer sur le cours d’une carrière. Les procédures de recrutement sur base anonyme pourraient constituer une solution mais restent encore très peu répandues. Une tendance à inverser ?
Texte : Elodie Fontaine – Source : Z24.nl
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