Le physique des CEO influence leur salaire
Que faut-il pour bien gagner sa vie en tant que patron? Compétence et expérience jouent sans doute un rôle, mais il ne faut pas sous-estimer le physique : une étude révèle que l’apparence des patrons aurait un impact déterminant sur leur salaire.
L’étude
Des professeurs à la Fuqua School of Business ont effectué quelques tests auprès d’une centaine d’étudiants. L’un des tests consistant à donner, sur base de photos de CEO et de non CEO, une note de 1 à 5 pour le pouvoir de séduction, la compétence, la fiabilité et l’amabilité. Afin de garantir l’exactitude du test, les noms des personnes sur les photos, ainsi que le nom de leur société, avaient été masqués.
Résultat: les CEO obtenaient de meilleurs scores que les autres travailleurs. Un physique plus ‘compétent’ influence donc le salaire, peu importe la rentabilité de l’entreprise.
Résultats inquiétants
Selon les chercheurs, un physique ‘compétent’ est synonyme d’une apparence adulte, et donc surtout pas d’une ‘baby face’, un visage poupin. Un résultat inquiétant vu que le physique ne dit en réalité rien sur les compétences réelles. Le meilleur exemple d’un homme dont la ‘baby face’ ne lui a pas empêché d’atteindre les sommets est Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook. A 26 ans aujourd’hui, il est à la tête de l’une des sociétés les plus rentables actuellement. On ne peut pourtant pas dire que son visage soit empreint d’énormément de maturité.
Les chercheurs n’ont également pas pu trouver de preuves qui établissent que les compagnies dont les CEO ont une apparence plus adulte, donc soi-disant plus compétente, se portent mieux que les autres. Le physique d’un CEO n’aurait donc d’influence que sur son salaire, pas sur ses prestations.
Quel score ont obtenu ces 3 CEO?
Frederick W. Smith, FedEx

Cet homme a créé la société internationale FedEx. Sur le plan professionnel, il a déjà démontré ce qu’il valait. Et pourtant, son CV n’a pas été nécessaire aux étudiants qui ont participé au test pour pouvoir être sûrs de ses compétences. Il a obtenu pour ce facteur tout comme pour la fiabilité, l’amabilité et le pouvoir de séduction des notes supérieures à la moyenne.
James A. Skinner, Mc Donald’s

Il a beau être à la tête d’une compagnie mondialement connue, il n’a obtenu que de scores inférieurs à la moyenne.
Philip H. Knight, Nike

Selon les étudiants, Philip Knight était le 2e CEO le moins attrayant. Ses compétences, sa fiabilité et son amabilité ont également été notées sous la moyenne.