Les 5 différences entre le syndicalisme belge et américain
© Julien Warnand Récemment, les travailleurs d'Opel Anvers ont reçu le soutien de leur collègues européens de General Motors mais pas de ceux des USA. En cinq points rapides, nous allons montrer les différences qui exisent entre les deux tendances syndicales. Actuellement, le taux de syndicalisation des travailleurs américains est de 12% par rapport à la population active. En 1955, il représentait encore 35%.
En Belgique, le taux est de 58%! Le professeur Rick Fantasia du Smith College au Massachusetts, et de passage en Belgique à l'ULB, explique que les grandes entreprises américaines se sont employées depuis les années 60 à véritablement briser les mouvements syndicaux.
Notamment en investissant moins dans les secteurs ou les sociétés qui avaient une base syndicale... Sans syndicat, c'est le paradis pour un management libre de jouer sur la flexibilité totale, les jours de congés, les conditions de sécurité, la santé du personnel... Et, par conséquent, d'être ultra compétitif.
Les 5 grandes différences
| Belgique | Etats-Unis |
| Concertation au niveau national, secteur et entreprise | Concertation uniquement en entreprise |
| L'avantage négocié vaut pour tous les employés (ex: du secteur) | L'avantage n'est valable que pour les "syndiqués" |
| Le salaire est plus ou moins équivalent pour chacun | Plus gros salaires pour les syndiqués |
| 3 grands syndicats nationaux | 60 syndicats dispersés sur tout le territoire |
| Interdiction de recourir à des briseurs de grève | Possibilité d'engager momentanément des briseurs de grève |
L.Dp - Source: Vacature
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Les syndicats belges sont-ils trop puissants? Au contraire, en regard de la situation américaine, on comprend mieux leur importance? Le syndicalisme est-il le boulet du libéralisme? Réagissez à cet article et lancez le débat!