À l’heure où le rideau menace de retomber définitivement sur la scène d’Opel Anvers, les ouvriers et employés tentent de tirer le plus cher de leur peau. Les délégués syndicaux joueront sans doute le tout pour le tout afin d’obtenir les meilleures indemnités de licenciement possibles. Au point de battre un record avec un deal sans précédent dans l’histoire des licenciements collectifs des dix dernières années? Voici pour mémoire les 5 licenciements collectifs les mieux négociés au cours des trois dernières années.
Les salariés d’Opel peuvent à tout le moins s’inspirer de ce que d’autres compagnons d’infortune ont pu obtenir au terme des fermetures et restructurations de ces dernières années. Les syndicalistes d’Opel en avaient d’ailleurs eux-mêmes fait l’expérience lors de la dernière grosse restructuration du constructeur en 2008.
Stijn Demeestere, du bureau d’avocats Lydian, a dressé la liste des 5 licenciements collectifs les ‘mieux’ négociés en Belgique ces trois dernières années. Opel Anvers se classe à la deuxième place. “Mes informations ne sont pas basées sur les textes originaux des accords sociaux signés à l’époque”, précise maître Demeestere. “Mais bien sur ce qui est paru dans les médias.”
Plus de 3.000 emplois s’envolent en fumée. Le montant de l’indemnité de licenciement accordé aux employés dépend de leur ancienneté, en l’occurrence entre 29.000 euros (pour les employés comptant trois ans d’ancienneté) et 196.000 euros (pour 25 ans d’ancienneté).
La restructuration entraîne la perte de 1400 emplois. Les salariés licenciés peuvent choisir entre une indemnité de licenciement de 144.000 euros, et une prépension à l’âge de cinquante ans d’un montant équivalent à 82 à 89% de leur dernier salaire.
Le fabricant de carrelages et de dalles de Tessenderlo licencie plus de 40 personnes. Les ouvriers reçoivent une prime de départ de 2500 euros et une prime complémentaire de 750 euros par année d’ancienneté.
Le fabricant de tapis met un terme à ses activités de tissage. Plus de 100 personnes perdent leur emploi. Les salariés qui auront atteint 56 ou 58 ans avant fin 2009 peuvent continuer à travailler afin de pouvoir bénéficier de leur prépension. Les autres bénéficient d’une mesure leur octroyant 1000 euros par mois en plus de leurs allocations de chômage jusqu’à l’âge de 60 ans.
La sucrerie de Moerbeke ferme définitivement ses portes. 95 personnes se retrouvent au chômage. L’indemnité de licenciement des salariés est calculée selon la formule Claeys. Les travailleurs reçoivent une indemnité de licenciement 3 fois supérieure à ce qu’ils devraient normalement toucher. A celle-ci s’ajoute une prime de départ de 3000 euros par année d’ancienneté complète.
Texte: Jan Stevens
28/01/2010
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totalement déplacé!
Je trouve ce top 5 totalement déplacé!Il y a derrière ces noms d'entreprise des hommes et des femmes qui ont perdu leur emploi... Il ne s'agit pas d'une cagnotte euro-millions!
NET OU BRUT?
Cette analyse donne-t'elle une vue nette ou brute des indemnités perçues? Car on sait bien que les taxes sur les primes sont encore plus élevées que celles perçues sur le salaire normal. Dès lors, des primes qui peuvent (à juste titre) sembler vraiment importantes peuvent être très fortement réduites après passage de l'état pour retenues, onss et impôts. Merci de nous éclairer!
tout cela est en brut bien
tout cela est en brut bien entendu!