Les métiers de l'e-commerce
© Shutterstock Transformé par la Toile, le commerce se veut de plus en plus connecté. De l'e-commerce au f-commerce, en passant par le v-commerce et le t-commerce, c'est tout un écosystème qui est en ébullition. Avec quel impact sur les recrutements ?
Apparu il y a quinze ans, le marché de l'e-commerce explose. Les sites marchands sont chaque année plus nombreux et les dépenses en ligne aussi. Les usages nés des nouvelles technologies, comme le m-commerce qui s'appuie sur le succès des smartphones, font naître de nouveaux métiers.
Le " social commerce ", c'est-à-dire la possibilité de vendre grâce aux réseaux sociaux, suscite les convoitises. Sur Facebook, qui a déjà donné naissance au néologisme " f-commerce ", certains acteurs développent des fonctionnalités liées à l'achat en ligne. Un mouvement encore embryonnaire, mais qui fait beaucoup parler de lui ces derniers temps.
L'essor du m-commerce, quant à lui, est favorisé par l'augmentation du parc de smartphones et bientôt par l'arrivée de la quatrième génération de téléphonie mobile (4G). Le m-commerce, qui permet d'acheter où que l'on se trouve pourvu qu'on ait du réseau, se prête particulièrement aux achats qui doivent se faire à un moment précis, comme les ventes aux enchères ou les ventes événementielles. L'e-commerce devra aussi digérer deux autres évolutions technologiques : le t-commerce (sur tablettes), et le commerce sur télévision connectée.
Le web tend ainsi à transformer l'acte d'achat et la relation client, qui se veulent plus proches, interactifs et multicanaux. En créant de nouveaux métiers spécifiques à l'internet, d'un haut degré de qualification - informatique, marketing, ressources humaines, mais également nécessitant une moindre qualification - logistique, manutention… le secteur de l'e-commerce s'ouvre à des profils et des compétences très différentes.
Sur le Net, le face-à-face avec le client n'est plus… Dans cette configuration, qu'advient-il du commercial, homme de contact par définition ? Comme dans la distribution classique, il reste, dans l'e-business, le nerf de la guerre. Sous les appellations " e-developer ", " online sales manager " ou " traffic manager ", il remplit toujours la même mission : conquérir de nouvelles parts de marché.
Ces profils englobent les commerciaux de régie - chefs de publicité et directeurs de clientèle - et les e-merchandisers, de formation supérieure courte ou longue, ainsi que les business developers. " Ces derniers, dont la mission est de développer les ventes en ligne et le business au sens large, sont de bons négociateurs, ayant une culture web très développée ", explique un chasseur de têtes.
Écoles de commerce et MBA sont appréciés. Une expérience internationale est souvent indispensable. Ce métier ayant de nombreuses expressions, la fourchette de salaires peut être très large, de 50 à 90 000 €.
Mais les sites marchands recrutent aussi des profils plus classiques d'acheteurs. " Le rôle des acheteurs est de proposer l'offre, d'identifier les stocks, de négocier et de démarcher de nouveaux clients ", explique l'expert. Un métier de commercial B2B, équivalant à ce que l'on trouve dans la distribution dite " classique ", ces acheteurs étant bien confrontés à des clients " physiques ".
Point positif pour les nouveaux entrants : les difficultés de recrutement et de trouver des profils adaptés offrent des perspectives de carrière en interne plus rapide et plus vastes que dans d'autres secteurs.