Les petits salaires des CEO belges

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Les salaires perçus par les CEO belges des entreprises cotées en bourse peuvent sembler astronomiques… Mais si on les compare avec ceux des pays voisins, les CEO belges ne sont pas dans le top de tête.

Bien au contraire. Si on compare des entreprises de la même taille entre elles, on constate que les CEO d’Angleterre (en numéro 1), d’Allemagne, des Pays-Bas et enfin de France gagnent mieux que les Belges.

Des salaires qui diminuent

Xavier Baeten, chef de l’Executive Remuneration Research Centre de l’école de management Vlerick a étudié les salaires de 372 entreprises cotées en bourse. Voici ce qu’il en ressort : en comparaison avec l’année 2007, les salaires des CEO des grandes entreprises ont descendu de 11%, alors que pour les moyennes et petites entreprises cotées en bourses on enregistre une augmentation de respectivement 12 % et 1%. 

Le directeur d’une grande entreprise cotée en bourse gagnait en 2010 en moyenne 2.275.183 euros bruts (salaire fixe, bonus et avantages additionnés). Ce montant s’élevait à 831.831 euros bruts pour une entreprise de taille moyenne et à 568.018 euros bruts pour une petite entreprise.

Salaire variable

La tendance dans les pays Anglo-saxons est de verser principalement des salaires variables, en actions de société (c’est le cas pour 89% des entreprises cotées en bourse), alors que ce n’est pas le cas sur le continent. En Belgique, seulement 58% de ces entreprises accordent des parts (sous forme d’options) en tant que prime.

Les structures d’actionnaires au Royaume-Uni sont aussi plus éparses que sur le continent. D’autre part, une plus grande partie des paquets salariaux des CEO est variable. Selon Xavier Baeten, le danger de lier fortement le salaire aux prestations est que le CEO va essayer d’atteindre les meilleurs résultats possibles, et perdra de vue l’activité essentielle.

Trop de régulation?

En Belgique, les entreprises cotées en bourse sont obligées de rédiger un rapport de leurs rémunérations internes et de le rendre public. On remarque que cette législation de ‘corporate governance’ est plus sévère que dans les pays limitrophes. Xavier Baeten ose même parler de trop de régulation. « Je n’ai aucun problème avec le fait de rendre cette rémunération publique, mais je pense que cette législation était une réaction de panique. Le but du rapport de ‘corporate governance’ est d’éclairer les actionnaires, mais à la place de cela certains médias l’utilisent pour aller chercher l’exception et la présenter comme la norme. De plus, je ne vois pas pourquoi les CEO devraient chaque fois être cloués au pilori alors qu’il existe d’autres types de métiers dont on ne sait rien et qui ont peut-être des salaires aussi élevés. »

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