Mandela, source d’inspiration pour les directeurs belges

phpThumb_generated_thumbnail.jpeg © The Nelson Mandela Foundation

Lorsque l’on demande aux directeurs belges de citer quelques exemples qui les inspirent, ils ne mentionneront presque jamais les noms d’hommes d’affaires célèbres, comme Bill Gates (Microsoft), Steve Jobs (Apple) ou Louis Gerstner (IBM). Non, les grands de ce monde qui inspirent nos managers ne sont autres que les agitateurs politiques comme Martin Luther King et Mahatma Gandhi. Mais c’est à Nelson Mandela que les directeurs belges témoignent le plus d’admiration. Il est considéré comme l’une des icônes les plus inspiratrices de notre temps.  

Nelson Mandela: Biographie

Né en 1918, Nelson Mandela est le petit-fils d’un chef de clan Thembu. Il fréquente la seule université noire d’Afrique du Sud et devient avocat. A partir de 1942, il entre en contact avec le Congrès national africain, le mouvement d’opposition déclaré hors-la-loi.

Après le bain de sang de Sharpeville, le CNA se radicalise et Mandela devient le premier commandant de sa branche militaire, ‘Umkhonto we Sizwe (‘Le fer de lance de la nation’). En 1962, il est arrêté pour la tantième fois et emprisonné à Robben Island.

Il sera libéré en 1990, 28 ans plus tard. Il est alors devenu un symbole national. A sa libération, il surprend partisans et ennemis par sa position modérée et ses tentatives d’impliquer les blancs dans la nouvelle Afrique du Sud. Le président Obama dit de lui : "Par les choix qu’il a fait, Nelson Mandela a montré que nous ne devons pas accepter le monde tel qu’il est, mais que nous avons le devoir d’essayer de faire du monde ce qu’il devrait être."

Leçons de leadership

Dans son tout récent livre ‘Conversations avec moi-même’ (Editions La Martinière, 2010), Nelson Mandela donnes son point de vue sur le leadership. A ses yeux, un leader doit tendre à l’unité dans son organisation. "L’objectif premier d’une discussion, aussi grands les différends soient-ils, est d’en ressortir plus fort, plus solide et plus uni qu’avant. La suppression de la méfiance mutuelle doit toujours être le principe conducteur."

Il résume ses principes fondamentaux: 

  • "a. Dans chaque communauté et organisation se trouvent des femmes et des hommes bons. C’est la tâche d’un vrai leader d’identifier ces hommes et ces femmes et de leur attribuer des tâches qui leur permettront de servir la communauté."

  • "b. Un vrai leader doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour réduire les tensions, surtout lorsqu’il s’agit de questions complexes et sensibles. Les tensions et les émotions qui dominent la pensée rationnelle profitent aux extrémistes."

  • "c. Un vrai leader saisit chaque occasion, aussi grave ou sensible soit-elle, pour veiller à ce que l’on ressorte d’une discussion plus fort et plus uni."

  • "d. Dans chaque conflit, il arrive un moment où aucun parti n’est entièrement en tort ou en droit. La conclusion d’un compromis est alors l’unique solution pour ceux qui veulent réellement la paix et la stabilité."

Nelson Mandela n’approuve pas l’idolâtrie dont il est le sujet: “En prison, je me faisais du souci au sujet de la fausse image que je projetais inconsciemment au monde extérieur: que je serais considéré comme un Saint. Je ne l’ai jamais été, même pas selon la définition païenne d’un Saint, à savoir un pécheur qui continue à essayer."  

Photo: The Nelson Mandela Foundation

Lire aussi