Meilleur employeur: les secrets de la société SAS

JLSASMG0138.jpg © Jonas Lampens

La semaine dernière, la société SAS conviait ses clients au Bozar à Bruxelles pour une soirée en compagnie de Gabriël Rios, Jef Neve et le percussionniste Kobe Proesmans. “Tous nos employés étaient également les bienvenus”, explique Els Brusselmans, responsable RH chez SAS Institute Belgium. La maison mère de ce constructeur de logiciels était également élue ‘meilleur employeur’ aux Etats-Unis  (’Great Places to Work’).
 
Pourtant, 2009 n’a pas été une année facile. “Jusqu’à la fin de l’année, nous avons dû nous battre pour atteindre nos objectifs. Fin décembre, nous avons réussi à décrocher quelques gros contracts. La cible pour 2009 était de +6,5% du ‘total software revenue’, à savoir des ventes de nouvelles licences.

 

Des bonus et des augmentations en 2009

 

En définitive, nous avons réalisé +7,5%. Notre personnel est très motivé et c’est uniquement grâce à la communication interne positive que nous entretenons”, affirme Els Brusselmans. Concrètement : SAS ne touche ni aux salaires, ni aux emplois. “Nous n’avons pas appliqué l’indexation négative. Comme nos résultats étaient bons, nous avons reçu un joli bonus. Certains ont même reçu une augmentation de salaire en compensation d’excellentes performances. Et cette année encore, un budget a été prévu pour les augmentations de salaires.”

 

Pas de licenciement en 2010 !

 

“Pour 2010, je réitère la promesse faite l’an dernier : pas de licenciements chez SAS”, vient de déclarer Jim Goodnight, CEO et actionnaire majoritaire de SAS. Els Brusselmans : “Ce genre de message est très important : il apporte de la sérénité dans l’organisation.”
 
Pour Els Brusselmans, il faut que l’entreprise applique ses paroles à la lettre : “Nous nous préoccupons beaucoup d’identifier ce qui motive nos collaborateurs. Nous avons offert une formation complète à chacun d’entre eux : ‘Drive your talents’.

Ils ont pu se pencher sur leurs talents et sur ce qui leur donne de l’énergie. Si nos employés estiment que leurs managers n’exploitent pas leurs talents à bon escient, ils peuvent nous en parler. Cela génère une dose d’énergie énorme dans l’organisation.”


Les bureaux de SAS sont situés dans un château à Tervuren.  “Nous n’avons pas de crèche d’entreprise, mais nous avons de bons accords avec la commune de Tervuren. Pendant les vacances, les enfants du personnel peuvent fréquenter la plaine de jeux communale”, ajoute Els Brusselmans.

10 jours par an de formation

 

SAS prévoit également une formation de dix jours par an pour chaque collaborateur. “Notre software est complexe. Nos vendeurs doivent être capables d’en parler avec les clients à tous les niveaux. Par consultant, nous visons 165 jours facturables. C’est peu comparé à la concurrence. Les autres jours doivent être consacrés à la formation et aux contacts avec l’organisation. Nos nombreuses initiatives doivent être considérées comme des coups de pouce à nos collaborateurs.”
 
SAS sera-t-elle encore lauréate du concours organisé par Références du "meilleur employeur" l’an prochain ? “Oui, notre objectif est de rester en première position”, répond Els Brusselmans. “Comme les athlètes, nous nous sommes fixé ce défi. Les résultats nous apprennent en outre dans quels domaines nous devons nous améliorer.”
 

Sur la photos, de gauche à droite et de bas en haut :
 
Kamini Aisola: 32, account manager secteur public, 3 ans d’ancienneté
Maarten Lambrechts : 26, spécialiste online marketing, 1,5 an d’ancienneté
Jean-Louis Dubois : 51, customer support manager, 18 ans d’ancienneté
Mieke De Ketelaere : 39, business development manager, 2 ans d’ancienneté
Patrick Van Deven : 45, country manager, 11 ans d’ancienneté
Didier Mushidi : 44, consultant, 14 ans d’ancienneté
Nancy Bouillon: 35, coordinatrice interne des ventes, 9 ans d’ancienneté
Francis Verscheure : 23, consultant, 6 mois d’ancienneté
Cathy Van Frachem : 54, welcome officer, 9 ans d’ancienneté

 

Texte: Erik Verreet

 

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