Près de 300.000 jobs dans les ports en Belgique

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Si l’on prend en compte les emplois indirects, les ports représentent 10,7% de l’emploi en Flandre et près de 7% de tous les boulots en Belgique.

Après une année 2009 difficile, 2010 semble marquer la reprise. Sea-Invest a par exemple ouvert récemment un nouveau terminal citernier dans le port d’Anvers, créant ainsi 75 nouveaux postes, et Wijngaard Natie investit dans une vingtaine de nouveaux emplois. « Et ce ne sont pas des cas isolés. Nous ne disposons pas encore de chiffres précis, mais l’on remarque que les entreprises envisagent à nouveau de recruter sur le long terme », dit Stephan Vanfraechem, directeur de la communication chez Alfaport, la fédération des entreprises portuaires anversoises.

Mais tout n’est pas encore rose: « La crise se fait toujours ressentir. Sur les 7.000 ouvriers qui travaillent dans les ports belges, il y en a environ 600 qui sont au chômage », dit-on du côté de l’Union belge des ouvriers du transport.  Mi 2008, le Cepa, la Centrale des travailleurs du port d’Anvers recensait 5.000 jours de chômage parmi les dockers actifs. En octobre 2009, en plein milieu de la récession, on en comptait plus de 41.000. Et en août de cette année, ce chiffre était redescendu à 9.100.

Des dockers et bien plus encore

Les vrais dockers ne constituent qu’une partie des emplois. Au total, les ports belges représentent 277.889 jobs, selon le dernier rapport de la Banque nationale de Belgique basé sur le rapport annuel 2008 des entreprises portuaires. Plus de la moitié (153.000) de ces emplois sont des emplois indirects, dans des entreprises qui fournissent les ports ou dépendent de livraisons des ports, comme les sociétés de conditionnement.

Anvers compte près de  62.000 des 124.000 emplois directs. La moitié. 28.000 jobs sont occupés au port de Gand. Et les ports de Liège (12.000 emplois) et de Zeebrugge (11.000) sont également des sources importantes d’emplois dans ces régions.

 

Ces dernières années, le nombre d’emplois dans les ports a systématiquement augmenté, écrit Claude Mathys , de la Banque nationale. Les licenciements chez General Motors et Arcelor Mittal à Anvers et à Gand ont coûté pas mal de postes. Mais, jusqu’en 2008, cette baisse était plus que compensée par la croissance dans le transport routier, la chimie et les entreprises du secteur tertiaire.

Entre 2003 et 2008, l’emploi (direct et indirect) dans les ports belges se chiffrait à 7,3% : près de 19.000 nouvelles places avaient été créées, principalement des postes d’agents maritimes, de dragueurs, dans le transport et dans les services logistiques. Les emplois dans le commerce et l’industrie, par contre, diminuent.

Nombre d’emplois dans les ports belges en 2008


Anvers

61.911

Gand

27.956

Liège

11.639

Zeebrugge

10.768

Bruxelles

4.576

Ostende

4.732

Entreprises maritimes hors des ports

2.573

Total d’emplois directs

124.155

Nombre d’emplois indirects

153.734

Total d’emplois

277.889

Texte : Dominique Soenens - Photo: Dominic Verhulst

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