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"Une collègue annonce une grave maladie. Que dois-je faire?"

Un collègue vous explique en toute confidentialité qu’il est gravement malade. Comment réagir au mieux? Comment le soutenir? Faut-il en parler aux autres collègues ou ne vaut-il mieux pas?

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Vu que de telles conversations sont généralement chargées émotionnellement et étant donné leur caractère confidentiel, il est recommandé de proposer à votre collègue d’organiser la conversation en dehors des heures de travail (par exemple pendant la pause de midi) ou, en tout cas, dans un local séparé offrant l’intimité nécessaire.

Ecoutez dans un premier temps

La première réaction est surtout liée à l’écoute, en donnant à votre collègue l’espace et le temps nécessaires pour s’exprimer et donner libre cours à ses émotions. En cas d’imprécision, vous pouvez poser des questions, mais respectez bien sûr les éventuelles limites qu’il/elle pose.

N’essayez pas de le/la submerger de conseils certes bien intentionnés ni d’éventuelles solutions/alternatives : le premier besoin concerne surtout une oreille attentive. Faites preuve de compréhension et faites-lui savoir que – dans la mesure du possible – vous voulez l’aider et vous êtes disponible, ne serait-ce qu’en offrant une oreille attentive. Dans la plupart des cas, ceci est déjà suffisant et prouve votre respect et votre collégialité.

Trouvez le soutien dans l'entreprise

De même, vous pouvez éventuellement attirer son attention sur le rôle que revêtent certaines personnes au sein de l’organisation, comme le supérieur hiérarchique, l’assistant social, le médecin du travail, le service RH et la personne de confiance qui, hormis offrir une oreille attentive, peuvent également renvoyer à d’autres instances d’aide.

Ces personnes peuvent examiner ensemble dans quelle mesure l’organisation peut soutenir le collègue malade pendant l’exercice de sa fonction (par exemple, travail à temps partiel, horaire de travail flexible, travail adapté) ou pendant le congé de maladie.

Si votre collègue tient à ce que l’entretien reste confidentiel, l’intention n’est bien évidemment pas que vous en informiez vos collègues, aussi difficile que ce soit. Vous pouvez éventuellement lui conseiller d’en parler à son supérieur hiérarchique direct, mais ce n’est certainement pas à vous d’en faire part aux autres au sein de l’organisation.

Quel impact sur la sécurité au travail?

Ce n’est que lorsque la maladie est susceptible d’avoir des répercussions sur d’autres et sur la sécurité, ou un impact sérieux sur le fonctionnement de votre collègue, que vous êtes tenu d’en faire part à votre employeur. Pensez par exemple à un chauffeur de bus souffrant d’un grave problème d’alcool, à un travailleur en hauteur souffrant de problèmes cardiaques…

Même dans ce cas, commencez par en parler avec votre collègue en lui demandant qu’il/elle le signale lui/elle-même, sans quoi vous vous verriez dans l’obligation d’en informer personnellement le supérieur hiérarchique.

La collégialité implique que vous aidiez et souteniez vos collègues lorsque cela est nécessaire et que vous teniez compte de leurs besoins et de leurs intérêts. Vous contribuez ainsi positivement à l’ambiance (de travail) dans le service et au sein de l’organisation.

Avec la collaboration de SD Worx

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