Voiture de société: 50% des Belges trouve l'avantage toujours intéressant !
Enquête nationale sur les voitures de société de Références et Vacature auprès de plus de 7 500 participants.
Près d'un Belge sur deux continue de considérer la voiture de société comme un avantage extralégal très intéressant. En même temps, une personne sur deux possédant une voiture de société n'a aucune idée de l'impact exact des nouvelles mesures du gouvernement. Telles sont les principales conclusions d'un sondage mené en ligne sur References.be et Vacature.com.
- Malgré les nouvelles mesures, seuls 3 % des détenteurs d'une voiture de société envisagent de la rendre. 43 % d'entre eux continuent de voir en la voiture de société un avantage attrayant. Plus de la moitié des Belges préfèrent attendre.
- La voiture de société n'est pas le meilleur appât : seuls 10 % des détenteurs d'une voiture de société seraient prêts à changer d'employeur pour une voiture mieux adaptée à leurs besoins.
- À peine 10 % des bénéficiaires ont dû négocier pour recevoir une voiture de société. Pour deux répondants sur trois, la voiture de société était automatiquement proposée avec le poste.
- 73 % des détenteurs d'une voiture de société désapprouvent les nouvelles mesures gouvernementales. Parmi les personnes qui n'en possèdent pas, 41 % seulement voient ces mesures d'un mauvais œil.
Conclusion:
Malgré les nouvelles mesures fiscales, 43 % des répondants de l'enquête en ligne continuent de considérer la voiture de société comme un avantage intéressant. Seuls 3 % des détenteurs d'une voiture de société envisagent sérieusement de rendre leur voiture.
En même temps, plus de la moitié des répondants préfèrent attendre de savoir quel sera exactement l'impact financier des nouvelles mesures. Ces mesures ne sont pas vues d'un bon œil par les détenteurs d'une voiture de société : 73 % d'entre eux y voient de " mauvaises mesures ".
Les travailleurs qui ne bénéficient pas de cet avantage se montrent nettement plus compréhensifs : seuls 41 % d'entre eux les désapprouvent. 58 % des travailleurs les plus qualifiés sans voiture de société parlent même d'une " bonne mesure ".
Prix
Bien que près de la moitié des participants reconnaissent que, ces dernières années, leur employeur a réduit ses coûts liés aux voitures de société, seuls 20 % d'entre eux ont vraiment senti la différence. En effet, grâce aux taux avantageux et à une politique d'achat plus pointue, les entreprises sont parvenues à maintenir le prix de leur parc automobile à un niveau plus ou moins similaire.
Vache sacrée
Malgré la popularité bien établie de la voiture de société dans notre pays, rares seraient les employés qui changeraient d'emploi pour la voiture : seul un détenteur sur dix changerait d'employeur pour une voiture plus adaptée à ses besoins. Parmi les employés qui vont travailler avec leur propre voiture, seul un tiers (33 %) se laisserait convaincre de changer de travail pour une nouvelle voiture de société.
Le cliché de la sacro-sainte voiture de société est par ailleurs dépassé : deux participants sur trois reconnaissent qu'ils n'ont pas demandé leur voiture de société, mais qu'ils l'ont automatiquement reçue avec leur poste. Seul un répondant sur dix a négocié au préalable sa voiture de société.
Enquête: Modus operandi
L'enquête nationale sur les voitures de société s'est déroulée du 8 au 14 décembre sur les sites References.be et Vacature.com. Plus de dix mille internautes et lecteurs y ont participé.
Pour l'analyse, nous nous sommes basés sur des répondants titulaires d'un diplôme de baccalauréat ou de master actuellement salariés à temps partiel ou à temps plein. 7 660 personnes nous ont remis un formulaire valable, parmi lesquelles 4 112 possédaient une voiture de société et 3 060 une voiture privée.
La grande majorité des détenteurs d'une voiture de société prennent tous les jours leur voiture pour aller travailler. Seuls 2 % de ce groupe prennent parfois le train et 1 % enfourche à l'occasion son vélo. Parmi les employés qui utilisent leur propre voiture pour aller travailler, un pourcentage nettement plus important prend parfois le train (12 %) ou le vélo (8 %).