Votre entreprise sur Twitter : bonne ou mauvaise idée ?
Bavardages puérils pour les plus sceptiques, plateforme marketing accessible et peu onéreuse pour les plus optimistes... Les PME américaines et britanniques découvrent en masse les atouts économiques de Twitter. Et nos entreprises ?
Combien de Belges sur Twitter ?
Depuis que Vincent Van Quickenborne a publié ses états d’âme politiques sur Twitter, le site réseau est devenu plus connu dans notre pays. Pourtant, on ne peut pas vraiment parler de ‘Twittermania’. Selon le bureau d’études Sysomos, notre pays compterait 30.000 adeptes de Twitter. Pas de quoi s’affoler, quand on sait que Facebook compte 3 millions de supporters.
Une chose est néanmoins certaine : l’intérêt des entreprises ne cesse de croître. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs tout intérêt à s’inscrire, affirment Joke De Nul et Sofie Verhalle, de la société Talking Heads, qui forment les entreprises et leurs employés aux médias sociaux tels que Twitter et Facebook.
Quelles sont les entreprises qui ont intérêt à "Twitter" ?
- Les entreprises du secteur du tourisme (par exemple pour mettre leurs last minutes en évidence)
- Les sociétés RP ou marketing
- Les entreprises technologiques (pour trouver des infos, partager du savoir et communiquer avec les utilisateurs)
Mais attention, il serait vain de réduire Twitter à un simple canal de promotion. "Écouter et réagir rapidement est bien plus porteur", expliquent Joke De Nul et Sofie Verhalle. "Aveve, par exemple, y publie des recettes de pain et donne des conseils aux twitteurs qui cuisinent et jardinent. Kinepolis s’en sert comme d’un appendice de son service clients. Si un cinéphile se plaint de l’airco dans un tweet, Kinepolis lui demande immédiatement dans quelle salle il se trouvait".
Qui doit s’abstenir ?
Joke De Nul et Sofie Verhalle : "Sur Twitter, on s’adresse à la masse. Si les ‘early adopters’, les premiers à découvrir les tendances et nouveaux produits, trouve quelque chose d’intéressant sur Twitter, ils en parlent ensuite sur Facebook.
Une petite marque méconnue risque donc de se noyer avec son nouveau produit sur Facebook. Vous devez aussi vous demander si c’est vraiment le "groupe cible hype" des novateurs de Twitter que vous voulez toucher. Ce public est principalement composé de 18-40 ans.
Si vous vous adressez davantage aux plus jeunes ou aux seniors, Twitter n’est pas le média indiqué. De même, si vous vendez des briques et qu’il n’y a aucun promoteur immobilier sur Twitter, passez votre chemin.”
Texte : Nico Schoofs
