Les seconds ne comprennent pas les premiers. C’est la principale conclusion d’un questionnaire soumis à 200 employeurs et 200 salariés par la société d’interim Tempo-Team. Ce sont les trentenaires et les quadragénaires qui les comprennent le mieux. Explications.
Les vingt-trente ans d’aujourd’hui sont souvent qualifiés de 'génération Y' ou 'génération Einstein', ou encore 'employés 2.0'. Ils sont nés après 1980 et on grandi à l’ère du numérique. Alors que l’employeur 1.0 vient à peine de se familiariser avec l’informatique, la génération Y (Why prononcé en Anglais) jongle parfaitement avec MSN, Google, les weblogs et les réseaux virtuels tels que Linkedin et Facebook. Ils téléchargent, s’appellent via Skype, envoient des mails de leur GSM et font leurs achats en ligne… Ils vivent connectés ! Ils s’adonnent à une consommation frénétique de nouveaux médias.
La polyvalence est le leitmotiv de cette nouvelle génération de jeunes professionnels, adeptes de la pensée autonome, de la créativité individuelle et de l’affirmation de soi. Ils s’intéressent énormément aux projets ou fonctions associés à un défi. Que des points positifs ? Hélas non. Ils sont aussi présomptueux, brutaux et dissipés, ce qui en soi peut être positif, mais dès que le travail les passionne un peu moins, ils n’hésitent pas à aller voir ailleurs. C’est pourquoi les employeurs doivent rechercher les moyens de les attirer et de les garder.
C’est qu’ils valent de l’or pour les entreprises. Les réseaux virtuels et MSN déplacent les murs de l’entreprise et même les frontières nationales. Alors qu’autrefois le réseau était limité aux couloirs, le monde offre une foule de possibilités que nul n’avait encore utilisées jusqu’à présent. Pour le plus grand bonheur de l’employé 2.0.
Pour garder le cap dans l’économie de la connaissance actuelle et prendre une longueur d’avance sur d’éventuels concurrents, l’employé 2.0 est indispensable. Pourtant, certains employeurs semblent ne pas en avoir tout à fait pris conscience, ce que confirme l’enquête de Tempo-Team.
Alors que les jeunes se considèrent comme travailleurs, curieux, autonomes et flexibles dans le cadre du travail en équipe, les managers (plus âgés et plus expérimentés souvent) les trouvent trop focalisés sur leur carrière, l’ambition et le court terme. Ils estiment en outre qu’ils ont besoin d’être encadrés et suivis.
Pourtant, l’employeur aurait intérêt à se montrer flexible avec cette génération. Il semble que la méthode la plus efficace à suivre soit la suivante: laissez-les travailler comme bon leur semble et ne les ennuyez pas avec toute une série de règles qui les empêcheront de déployer leurs qualités. Et même s’ils se montrent parfois brutaux et suffisants, sachez qu’ils accordent tout le respect qu’ils méritent aux qualités et au savoir de la vieille garde.
Les plus anciens en jugeront par eux-mêmes...
Jonas Stevens
07/02/2010
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