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Gen Z et monde du travail : Et si la solution était le statut de freelance ?

Née entre les années 90 et le début des années 2010, la génération Z aspire à une carrière qui reflète ses valeurs, ses passions et ses désirs de liberté. Pour répondre à ses attentes, les normes traditionnelles du monde professionnel devront s’adapter. Article réservé aux abonnés
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Les entreprises qui recrutent ou peinent à garder les talents n’auraient-elle pas intérêt à s’offrir les services de jeunes diplômés indépendants porteurs d’une vision audacieuse et innovante pour résoudre des problématiques spécifiques ? Plongé au cœur d’une salle de classe à HEC-Liège en novembre dernier, Vincenzo Carrabs, directeur de Michael Page Interim Management, prenait conscience de « l’écart monumental entre les aspirations de la génération Z et les normes traditionnelles du monde professionnel ». Il s’est alors demandé si l’intérim management ne serait pas une solution.

Dans ce mode de collaboration professionnelle, un candidat propose ses services aux entreprises sous le statut d’indépendant et facture donc ses prestations, généralement à l’heure ou à la journée. Par ailleurs, il n’existe aucun lien hiérarchique entre le prestataire et la société. Il ne s’agit pas d’un contrat de travail, mais plutôt d’une relation entre client et fournisseur. « L’intérim management offre aux entreprises une solution flexible, rapide et agile pour faire face à la pénurie de talents, en leur permettant de combler les lacunes de compétences de manière efficace et ciblée. Les entreprises peuvent recourir à des talents pour des missions spécifiques et pour des durées déterminées, sans avoir à s’engager sur le long terme. »

Candidats rapidement mobilisables

Vincenzo Carrabs relève aussi la rapide disponibilité qui permet d’éviter des processus de recrutement long et fastidieux. « Dans cette formule, l’entreprise peut obtenir des managers opérationnels dès que le besoin se fait sentir, mais également stopper les missions avec une flexibilité plus grande. Si les mentalités changeaient et que les sociétés se montraient plus ouvertes au statut freelance, elles pourraient s’offrir directement les services de ces candidats à l’expertise spécialisée et ainsi bénéficier d’une plus grande flexibilité dans leur gestion des ressources humaines, de leur coûts et d’une relation plus directe avec les professionnels. »

Dans le domaine du marketing par exemple, l’entreprise belge Sortlist a réalisé une étude portant sur les données de 4 000 prestataires belges. Elle a comparé les coûts d’embauche pour des services marketing aux coûts d’externalisation pour ces mêmes services. Il en ressort qu’engager un salarié peut revenir deux à cinq fois plus cher à l’entreprise.

Et Vincenzo Carrabs de conclure que « pour la génération Z, le travail indépendant ouvre la voie à une carrière épanouissante et gratifiante, sans cadre préétabli mais avec un seul objectif, réussir une mission ensemble. »

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