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Plusieurs pistes pour un job d’étudiant cet été

En ce milieu de mois de mai, les grandes entreprises commencent leurs recherches de jobistes pour cet été. Comment faire pour se démarquer quand on n’a pas ou peu d’expérience et où postuler ? Outre les stages, mine d’or de recrutement, les spécialistes de l’intérim conseillent d’accepter des missions courtes pendant l’année afin de se faire connaître bien en amont.
Par Florence Thibaut
Temps de lecture: 4 min

La période de recherche idéale pour se trouver un job d’étudiant varie selon le type d’entreprise et le secteur souhaités. « Il n’est jamais trop tard pour chercher, indique Jonathan Penninckx, sales & operations manager chez Manpower. Certaines sociétés, en particulier actives dans les services ou le secteur financier, prennent les devants et anticipent leurs besoins de jobistes dès le mois d’avril, d’autres fonctionnent plus en last minute. Je pense notamment aux secteurs avec une forte rotation de personnel comme le retail ou l’horeca ».

Montrer son potentiel

Pour être sûrs de décrocher un job pour une longue période en été, de nombreux étudiants remplissent des missions de courte durée pendant l’année scolaire, le soir après les cours ou le week-end. « C’est un moyen de se faire connaître, notamment auprès des agences d’intérim, fortes pourvoyeuses d’emploi de courte durée. Comme il y a plus d’étudiants candidats que d’offres disponibles, c’est une manière de se distinguer, de montrer son potentiel et de prouver qu’on est fiable pour des contrats plus longs, quitte à commencer par un autre type de job que celui qu’on avait en tête », poursuit Jonathan Penninckx. La loi prévoit que les étudiants ont le droit de travailler près de 600 heures par an. « Certains préfèrent même ne travailler que durant l’année pour profiter des périodes estivales. C’est un calcul à effectuer ».

Les stages effectués dans le cadre des études sont une autre source de postes potentiels. « Dans les services, recruter un ancien stagiaire se fait beaucoup. C’est généralement un win-win. Les anciens stagiaires peuvent décrocher un travail en lien avec leurs études et accumuler de l’expérience, quand l’entreprise connaît l’étudiant et la qualité de son travail. Chez Manpower, nos jobistes sont très souvent d’anciens stagiaires. C’est une excellente réserve de recrutement pour nous. C’est rassurant dans une période où on a besoin de renfort. La confiance existe déjà des deux côtés et l’étudiant est efficace toute suite ».

Bien cibler son projet

Comme dans tout type d’emploi, ce sont les objectifs visés qui peuvent aider à orienter et filtrer les recherches. « Je conseille aux étudiants de réfléchir à leurs ambitions. Un job d’été peut contribuer à construire son réseau et développer certaines compétences. Le but est-il uniquement de gagner de l’argent ? Ou de travailler proche de chez eux ? Le type de tâche ou le besoin de flexibilité, par exemple, lorsqu’on peut s’inscrire sur un planning ouvert, peuvent constituer d’autres filtres. A l’étudiant de se poser les bonnes questions pour définir ses critères. Quand il y a un bon match entre ce qu’il recherche et le poste trouvé, la motivation est forcément décuplée ».

Au niveau des canaux de recherche, il ne faut pas hésiter à suivre les réseaux sociaux des grandes entreprises qui y postent régulièrement des offres. « Elles ont également souvent des sites carrière dédiés. Ensuite, des sites généralistes comme Indeed ont généralement une offre dédiée. Un portail comme student.be peut également être intéressant, sans oublier bien sûr les agences d’intérim. Pour un job de proximité, rien ne remplace les petites annonces dans les vitrines des commerces, ainsi que le bouche à oreille ».

Ensuite, pour postuler, un e-mail de motivation où on joint son CV peut faire la différence. « Ce qui compte c’est qu’on accorde de l’attention à la candidature, qu’on surveille la forme et les fautes d’orthographe. Il y a assez de logiciels de correction disponibles. La forme peut être simple et le ton direct. Si on n’a pas beaucoup d’expérience, on peut citer quelqu’un de son réseau comme un professeur en tant que référent ou expliquer son expérience comme chef scout. Je conseille également d’être proactif et de déjà réunir des pièces justificatives comme des copies de diplôme ou de carte d’identité. Cela montre déjà qu’on est un bon candidat, autonome et efficace ».

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