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Premier emploi : les questions indispensables à se poser avant de postuler

Dans quelques mois, des milliers de jeunes diplômés débarqueront sur le marché de l’emploi. Tous se lanceront dans la recherche d’un job qui puisse les satisfaire au mieux. Un défi qui laisse souvent ces jeunes face à de nombreuses interrogations.
Par Alexandre NOPPE (St.)
Temps de lecture: 4 min

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Comment se mettre efficacement en avant dans son CV ?

Pour un CV qui donne envie, de bonnes notes ne suffisent pas. Mettre en avant les expériences glanées en dehors du parcours académique est fortement conseillé. « Avoir des jobs étudiants à forte valeur ajoutée est un plus », explique Sébastien Cosentino, porte-parole chez Randstad. « C’est un élément qui est extrêmement regardé par les recruteurs aujourd’hui. Savoir donner la plus-value de ses jobs étudiants est primordial », poursuit-il. La forme du CV joue aussi. Pour Mathilde Verlaine, recruteuse chez Odoo, il faut se différencier : « Nous avons par exemple des candidats qui font des petites vidéos ». Vouloir jouer sur tous les tableaux n’est d’ailleurs pas forcément bien vu. « Chez Odoo, nous avons pas mal de postes ouverts. Quand on voit un candidat postuler à toutes les offres avec le même CV, on se dit que cette personne ne sait pas trop ce qu’elle veut faire », continue Mathilde Verlaine. « Il vaut mieux écrire un CV et une lettre de motivation bien spécifique pour un job qui vous intéresse vraiment, que multiplier les candidatures à l’excès », insiste-t-elle.

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Comment trouver le bon job ?

Trouver l’employeur de ses rêves peut souvent avoir lieu bien avant l’obtention du diplôme. C’est pour cette raison que la Solvay Brussels School encourage fortement ses étudiants à se plonger dans le monde professionnel via des stages. « On voit tout de suite qu’un étudiant qui a fait un stage est beaucoup plus mature et prêt à entrer dans le monde du travail », affirme Pascaline Flon, responsable des stages et Career Services Officer à Solvay. « Ils savent très vite s’ils préfèrent une multinationale, ou une entreprise à taille plus humaine. Cela leur donne de l’assurance », ajoute-t-elle. Les réseaux d’alumni et career centers peuvent aussi aider : « Nous organisons beaucoup de job days, que ce soit pour toute l’université ou par faculté », développe Elena Chane-Alune, responsable de la cellule Alumni à l’ULiège. « C’est un moment très important pour faciliter les contacts et rencontres entre diplômés ou futurs diplômés avec les entreprises ». Souvent, les universités proposent aussi des moments entre alumni et futurs diplômés. « Nos étudiants ont accès à l’annuaire avec tous nos anciens diplômés, qui donnent beaucoup », relate Pascaline Flon. « Ils peuvent prendre contact sur LinkedIn pour demander conseil. Certains des professeurs de Solvay travaillent aussi dans des entreprises et sont donc des relais potentiels. Et je reste personnellement toujours disponible pour discuter et donner des conseils. », souligne-t-elle.

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Faut-il accepter un travail à tout prix ?

Au moment de chercher son premier emploi pointe aussi la tentation de se jeter sur la première offre venue. La peur de devoir justifier « un trou » dans son CV par la suite peut amener à faire de mauvais choix. Sébastien Cosentino prône un certain équilibre : « Il ne faut pas se tromper d’histoire d’amour. Effectivement, commencer sa carrière avec trois employeurs différents sur les dix-huit premiers mois n’est pas une bonne idée ». Il conseille de prendre un peu de temps pour chercher le sens que l’on veut donner à sa carrière. « Notre conseil en tant que recruteur, c’est aussi de favoriser un emploi où l’on peut continuer de se former », indique le porte-parole de Randstad. « Il faut profiter d’être encore dans une dynamique d’étude pour choisir une entreprise où l’on peut encore grandir en tant que jeune », rapporte-t-il.

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Que faire si mon diplôme n’est pas porteur d’emploi ?

Pour certains étudiants, le diplôme n’est pas toujours synonyme d’un emploi direct. « Tout notre défi pour les masters plus réflexifs, ou plus académiques, est de montrer qu’il y a de l’emploi pour eux », analyse Elena Chane-Alune. « De nombreux employeurs sont à la recherche de parcours atypiques. Il y a plein d’historiens qui sont dans les banques », donne-t-elle comme exemple. Finalement, peu de personnes restent longtemps au bord de la route : « Plus de 85 % de nos étudiants ont un travail six mois après avoir obtenu leur diplôme », explique la responsable alumni de l’ULiège. Sébastien Cosentino va dans le même sens : « Déjà, il faudrait plutôt parler de diplômes moins porteurs, aucun diplôme n’est pas porteur. Il ne faut pas rester calé à l’intitulé des fonctions », martèle-t-il. « Le secteur public est souvent une option assez attractive pour ce genre de diplômes, plus même que le secteur privé. Il y a une meilleure reconnaissance barémique de certains diplômes », conclut-il. Au-delà d’un diplôme, les recruteurs cherchent aussi des compétences comportementales. Ce sont les fameux « soft skills ». « Il faut souligner toute expérience, tout est bon à prendre », rappelle Pascaline Flon.

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