À la Une

Réduire le télétravail ? Employeurs et travailleurs ne pensent pas pareil

Le retour au bureau ? C’est ce qu’aimeraient voir de plus en plus de sociétés belges… alors que leurs travailleurs souhaiteraient eux pouvoir télétravailler plus souvent qu’à l’heure actuelle, comme le démontre une récente étude d’Acerta.
Temps de lecture: 3 min

Le 17 mars 2020, entreprises et travailleurs belges ont appris deux principaux nouveaux mots : confinement et télétravail. Quand c’était possible, il était demandé de travailler 5 jours sur 5 à la maison. Le retour au bureau progressif, parfois discuté, parfois imposé, a vu le nombre de jours de télétravail diminuer. Jusqu’à un certain point…

3 jours au bureau, 2 à la maison

Aujourd’hui, trois travailleurs sur quatre (74 %) travaillent au bureau au moins trois jours par semaine selon une nouvelle étude d’Acerta. Une demande des employeurs puisqu’ils sont un peu plus de la moitié (53 %) à attendre que leurs collaborateurs soient présents sur le lieu de travail au moins trois jours par semaine. Ce qui ne semble pas déranger ces derniers car près de la moitié d’entre eux (49 %) estime que travailler au moins trois jours au bureau et deux jours à la maison est la situation idéale. « Nous constatons que les employeurs et les travailleurs partagent une vision parallèle sur le télétravail. Étonnamment, les chiffres nous montrent que ce sont surtout les plus petites entreprises, qui comptent moins de 10 travailleurs, qui font l’impasse sur un nombre fixe de jours de travail au bureau : 28 % affirment ne pas imposer d’obligation minimale », précise Hortense Mignard, experte juridique chez Acerta Consult.

Une vision différente de l’avenir

Tout va donc bien pour tout le monde ? Pas exactement. Car les attentes varient entre les entreprises et leurs travailleurs en ce qui concerne la répartition idéale entre jours de travail au bureau et à la maison. Un peu moins de 57 % des entreprises estiment que l’équilibre actuel est bon mais près d’un tiers (30,6 %) d’entre elles souhaitent que leurs équipes travaillent plus au bureau, contre 24 % en 2023. Et c’est tout l’inverse chez les travailleurs : 41 % souhaiteraient travailler davantage à domicile et plus de la moitié (54 %) se dit satisfait de la répartition actuelle.

La clé ? Le dialogue

Hortense Mignard poursuit : « Force est de constater que les employeurs et les travailleurs n’ont plus tout à fait les mêmes attentes en ce qui concerne l’évolution du télétravail. Les 41 % des travailleurs qui aimeraient travailler davantage à domicile ne sont, en effet, suivis que par une minorité (13 %) d’employeurs ». La situation est-elle pour autant insoluble ? Pas forcément : « Il n’est pas surprenant que les politiques des entreprises en matière de télétravail soient réévaluées. La meilleure façon de le faire est de dialoguer et d’adopter une attitude constructive. Une chose est sûre : le travail hybride n’est pas près de disparaître, ne serait-ce que parce que les employeurs le considèrent comme un atout en période de pénurie de main-d’œuvre et parce qu’il contribue à faire d’eux des employeurs durables. »

À la Une

image description

Focus

Green Deal

image description

Découvrez l'actualité Green Deal

Révélez-vous