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De fonctionnaire à indépendant ?

Les agents travaillant pour l’État bénéficient généralement d’un statut social beaucoup plus avantageux que celui des entrepreneurs. Pourtant, certains osent parfois sauter le pas : quitter leur carrière confortable à la faveur de l’entrepreneuriat !
Par Par Virginie Stassen
Temps de lecture: 2 min

Miranda fait partie des « courageux » qui ont eu l’audace de délaisser une voie toute tracée dans la fonction publique pour se réaliser. Autrement dit, quitter sa zone de confort pour sauter à pieds joints dans l’inconnu. En effet, à 52 ans, après plus de 25 ans de bons et loyaux services dans les services publics, elle a décidé de changer de voie… et même de créer sa propre entreprise ! Après avoir travaillé au ministère des Finances, elle est en effet devenue correctrice-relectrice free-lance. « Au moment du confinement, via le télétravail imposé, j’ai compris que j’aimais travailler de la maison. De plus, cela faisait aussi longtemps que je pensais à me reconvertir car en dépit de mon diplôme d’ingénieur, j’ai toujours été passionnée par l’écriture et la lecture. »

Une fois sa décision prise, Miranda a pris une disponibilité d’un an qui lui a permis de tester son projet professionnel et de le réaliser. Elle a alors suivi une formation en ligne pour apprendre les bases du métier, après quoi elle a créé son propre site internet et a obtenu rapidement sa première mission. Elle a ensuite démarché de nouveaux clients sur LinkedIn, mais aussi par téléphone auprès des éditeurs.

Aujourd’hui, Miranda est certes plus heureuse au quotidien, même si elle ne sait jamais de quoi demain sera fait. « Ce n’est pas évident d’ignorer combien on aura gagné au bout du mois. Mais je ne regrette rien, et ne compte pas m’arrêter de travailler un jour. Lorsque j’étais fonctionnaire, en revanche, je décomptais les années et attendais la pension avec impatience ! »

Des profils dont le pays a besoin

Les Miranda sont rares : en général, les droits acquis par les travailleurs du secteur public grèvent lourdement le développement d’entrepreneurs désireux de tirer le pays vers le haut.

Or, les salaires des fonctionnaires sont financés par les impôts de tous les contribuables, ce qui ne favorise pas la richesse du pays.

Le contrat social, garant de l’unité de la Belgique, ne pourra à terme être préservé que si l’on génère suffisamment de richesses, et donc, si l’on stimule le dynamisme du secteur privé.

D’autant plus que vu le contexte budgétaire en berne, il y a fort à parier que l’État n’aura bientôt plus la capacité financière de pourvoir au régime des retraites et du chômage. De quoi stimuler l’entrepreneuriat !

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