RSE et durabilité

En Belgique, quels emplois, combien et où ?

Le rapport Impact de la transition climatique sur l’emploi, les compétences et la formation en Belgique, publié en juin passé par le SPF Santé publique et Environnement, estime la création nette d’emplois, d’ici à 2030, de 1 à 1,7 %, principalement « dans les services, la construction, l’industrie manufacturière, les transports, les communications et l’agriculture ». Le rapport estime que « 130 000 emplois sont nécessaires jusqu’en 2050 pour rénover le parc immobilier belge » et que via le développement de l’économie circulaire, rien que « pour la Flandre, 30 000 emplois supplémentaires sont attendus d’ici à 2030, avec le plus grand potentiel dans les secteurs de la réparation, de la location ou du leasing de machines ». 
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Évaluant à 45 % les emplois belges impactés (25 % directement, 20 % indirectement), le SPF pointe de « nouvelles compétences nécessaires pour la main-d’œuvre belge », comme installateur de pompe à chaleur, coordinateur de rénovation ou ingénieur en éoliennes off-shore. Soit des compétences pour des métiers existants mais appelés à évoluer ou pour des professions créées par la transition. Celle-ci sera « à court terme, bénéfique pour les profils plus qualifiés » et « à moyen terme (2030), pour les peu et moyennement qualifiés », notamment dans « la rénovation de bâtiments, la gestion des déchets et l’économie circulaire », secteurs qui, « à long terme (2050), pourraient favoriser des compétences plus élevées car ils intégreront des technologies plus fines et des capitaux plus importants ».

Problème de formation

Mais le rapport relève que « plus de 60 % des programmes d’enseignement supérieur en Belgique ne contiennent aucun cours traitant des défis climatiques et environnementaux » et que « l’enseignement dans les secteurs clés de la transition, tels que la construction, n’intègre pas suffisamment les compétences énergie-climat et les pratiques circulaires ».

Comme en écho, dans leur Mémorandum politique Vers une Transition Juste en Belgique, publié en novembre dernier, la sociologue Bea Cantillon et l’économiste Marek Hudon, présidant le Haut Comité pour une Transition Juste, créé par la ministre du Climat et de l’Environnement, Zakia Khattabi, recommandent d’ « investir dans la formation, la reconversion et, lorsque ceci est utile [de] subventionner la promotion de l’emploi de haute qualité dans les secteurs qui soutiennent la transition écologique, tels que la construction et l’économie circulaire ».

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