RSE et durabilité

« Moderniser l’Europe pour une économie efficiente, compétitive, durable et juste »

C’est l’appel du Manifeste de la Fondation Solar Impulse avant les élections de juin, dont la publication était l’objet de notre grand débat public à TheMerode. Un appel à s’unir autour du Green Deal, pour sauver la planète, fouetter le développement industriel, créer des millions d’emplois et garantir une meilleure qualité de vie à toutes et tous. Débat passionnant, puisque les enjeux sont primordiaux.
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Europe 3.0 : Moderniser pour prospérer ! C’est le titre du Manifeste que la Fondation Solar Impulse vient d’adresser aux dirigeant(e)s de l’Union européenne avant les élections de juin prochain. Un Manifeste (en anglais) qui exhorte tous les partis à se rassembler, en dépit de leurs divergences idéologiques, autour du Green Deal, le Pacte vert pour l’Europe, dont l’objectif est de rendre le territoire européen climatiquement neutre en 2050. Parce que, résume Bertrand Piccard, le président de la Fondation, « quels que soient les vainqueurs du scrutin, quel(le)s que soient celles et ceux qui auront la majorité et le pouvoir ensuite, le Green Deal est un avantage. Pour les écologistes et pour la gauche, puisqu’avec des énergies renouvelables moins chères que les énergies fossiles, des maisons mieux isolées, des systèmes de chauffage et d’éclairage modernes, on peut réduire de 80 % les factures énergétiques des plus démunis et augmenter leur qualité de vie. Pour le centre et la droite, puisque c’est l’assurance de la création d’entreprises et d’emplois, de nouvelles solutions techniques commercialisables, donc le développement du business. Et pour les souverainistes, puisque c’est la seule manière d’être souverain et indépendant dans la production d’énergie et dans son approvisionnement. Il faut donc se réunir autour du Pacte, plutôt que le détricoter ou carrément le liquider ».

Le Manifeste insiste aussi sur le besoin absolu de moderniser l’Europe, « de la dynamiser, pour qu’elle soit efficiente et reprenne la place qu’elle est en train de perdre dans le monde, au bénéfice des États-Unis et de l’Asie ». Les 38 pages du document proposent des actions, concrètes, pour accélérer cette modernisation, qui, détaille Bertrand Piccard, « débouche sur une efficience énergétique, seule garantie d’autonomie et de souveraineté européenne en matière de production d’énergie, de développements industriels importants, de millions de créations d’emplois et de l’établissement d’une vraie justice sociale. Autant de pistes de travail pour la prochaine Commission européenne, qui aura à installer le Green Deal, né sous cette législature-ci. »

Vaste débat, intense et crucial

dernier, Et autant d’objets d’échanges lors du grand débat public organisé à Bruxelles, par Le Soir et Références, avec la collaboration de la Fondation Solar Impulse, du « social club » TheMerode, et le soutien de la Fondation Roi Baudouin, à l’occasion de la publication du Manifeste et intitulé Comment moderniser l’Europe pour une économie efficiente, compétitive, durable et juste ? Outre le président de la Fondation Solar Impulse évidemment, Maroš Šefčovič (vice-président exécutif de la Commission européenne et Commissaire au Green Deal), Ilham Kadri (CEO de Syensqo), Georges Gilkinet (vice-Premier, ministre fédéral de la Mobilité et représentant de la présidence belge de l’Union européenne), Chloé Mikolajczak (activiste pour la justice sociale et climatique) et Niels Fuglsang (eurodéputé du groupe social-démocrate) ont ainsi confronté leurs points de vue, parfois diamétralement opposés, sur les questions que soulève le Manifeste, implicitement ou non.

À savoir, et entre autres :

  • quelle est l’implication réelle de l’UE dans la lutte contre le dérèglement climatique ?
  • la (ré)conciliation écologie-économie est-elle possible, souhaitable, et comment y parvenir ?
  • le rôle qu’y jouent technologies et entreprises à profits est-il fiable, audible ou contradictoire ?
  • quel type d’emplois naîtra d’une politique climatique ambitieuse, dans quels secteurs et requérant quelles compétences ?
  • que doit-on comprendre par « efficience énergétique » et qu’induit-elle concrètement ?
  • faut-il un « nouveau narratif » écologique, plus positif, plus « désirable », plus rassembleur, à adresser aux citoyen(ne)s ?
  • quels choix de société et de comportements (consommation, mobilité, place du travail, etc.) adopter ?
  • quel type d’énergie privilégier ?
  • quelles solutions innovantes soutenir, intensifier et multiplier ?

Ces solutions, beaucoup sont déjà opérationnelles, rappelle la Fondation Solar Impulse : elle en a d’ailleurs labellisé près de 1 600 – dans cinquante pays du monde, dont la Belgique – « propres, efficientes et rentables », nées « pour relever les défis écologiques sans porter atteinte à la croissance économique » et « capables d’être mises en œuvre à grande échelle ».

Vaste, très vaste débat, donc. Crucial aussi, puisqu’il touche tous les secteurs d’activité, tous les niveaux de pouvoir, toutes les couches de la population et de toutes les générations. Les prises de position qu’il suscite et les enjeux qu’il incarne sont réunis dans ce dossier spécial de Références. Avec à la clé, développements, éclairages et bonus.

Info : Le Manifeste est consultable et téléchargeable sur https://solarimpulse.com/publications-fr/europe-3-0-modernise-to-thrive

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