Enjeux sociétaux

Travailler plus ou travailler mieux ?

La journée de travail traditionnelle n’est plus ce qu’elle était… Pour preuve : seuls 4 employés sur 10 font encore le fameux « nine to five ». Aujourd’hui, très clairement, la tendance est à la flexibilité. Et au télétravail. Ou, plus récemment, à la semaine des 4 jours. Mais qui respecte (vraiment) les heures de bureau à la maison ? Article réservé aux abonnés
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À domicile, moins d’un tiers des employés respectent les horaires de bureau. C’est là que les outils d’enregistrement du temps (en ligne) prennent tout leur sens ? Cela dépend pour qui… « L’enregistrement du temps fournit des informations importantes. Ainsi, celui ou celle qui travaille depuis son domicile n’est pas toujours conscient(e) du temps effectivement passé à travailler. L’enregistrement du temps est nécessaire et tout particulièrement avec les approches de travail flexibles et au sein d’organisations où l’autonomie est importante, » déclare Sophie Henrion, porte-parole de Protime.

Depuis le Covid, les formes de travail flexibles n’ont cessé de gagner en popularité. Les employés ont découvert ses avantages et espèrent maintenant profiter de cette flexibilité en « jouant » sur les heures de début et de fin de leur journée de travail. Actuellement, plus d’une personne sur cinq débute sa journée plus tôt, afin de pouvoir s’arrêter plus tôt, tandis que 11 % font exactement le contraire.

Quel horaire vous convient le mieux ?

Parmi ceux qui travaillent régulièrement depuis leur domicile, à peine un employé sur trois (32 %) applique strictement les horaires de bureau chez lui. Pour près d’un quart (24 %), la journée de travail commence et se termine plus tôt. Pour 13 %, c’est l’inverse tandis que 7 % opèrent par sessions ou par blocs horaires. Ainsi, il n’est pas rare pour les parents d’aller par exemple chercher les enfants à l’école en milieu d’après-midi, et de retourner à leur ordinateur pour quelques heures après avoir mis les petits au lit.

Maintenir l’équilibre entre vie professionnelle et privée

Saviez-vous que 65 % des employés wallons ou bruxellois comptabilisent leur temps de travail ? Cette pratique a augmenté lors de la pandémie, jusqu’à commencer à devenir une nouvelle habitude. Pourquoi ? Pour aider à mieux distinguer leurs heures de travail de leur temps libre (42 %). Sans cela, 8 % consacreraient moins de temps que prévu à leurs responsabilités professionnelles. Mais 15 % travailleraient trop !

« Vous n’êtes pas payé pour consacrer 60 heures par semaine à votre job ! »

« À l’image d’un cardiofréquencemètre qui nous rappelle à l’ordre quand nous faisons un exercice physique de manière trop intense, les outils d’enregistrement du temps en ligne peuvent activer un signal d’alarme. Vous n’êtes pas payé pour consacrer 60 heures par semaine à votre job ! » précise Sophie Henrion. Bien sûr, c’est également utile pour les managers : s’ils constatent que la charge de travail est trop élevée, ils peuvent adapter temporairement la planification du personnel.

Enregistrer son temps de travail : pour ou contre ?

Si, au bureau, l’enregistrement du temps de travail passe souvent par la pointeuse à l’entrée (43 %), via un système sur le laptop (22 %) ou encore une application mobile (7 %), le temps du travail presté à domicile ne constitue pas encore la norme. Seuls 51 % de ceux qui travaillent depuis chez eux conservent une trace du temps qu’ils ont consacré à leur job. Parallèlement, près de la moitié des personnes interrogées (43 %) ont le sentiment de travailler (bien) plus quand elles sont chez elles que lorsqu’elles sont au bureau. Près d’un quart d’entre elles (23 %) indiquent également être (beaucoup) plus facilement joignables lorsqu’elles télétravaillent. Pour finir, cet article n’a pas de conclusion parce que mon temps de travail est terminé pour aujourd’hui…

*L’enquête en ligne a été réalisée entre le 13 et le 29 mars 2022 par l’agence iVOX pour le compte de Protime. 1.000 employés belges francophones ont été interrogés.

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