Ça déménage fort et durable au Service public de Wallonie

En cinq ans, quelque 4.000 des 10.000 agents du SPW vont changer de lieu de travail. Le Service public de Wallonie mène une stratégie immobilière qui incarne ses engagements à devenir une organisation encore plus durable, robuste et résiliente aux services des citoyens et citoyennes.
Par Service public de Wallonie
Temps de lecture: 5 min
La responsabilité sociétale du SPW s’inscrit dans une dynamique lancée par le comité stratégique pour améliorer le rôle des services publics, garants de l’intérêt général dans un monde de plus en plus complexe et perturbé. 
Natacha Zuinen, Directrice de la Direction du développement durable

En 2019, le SPW éditait son premier Rapport de responsabilité sociétale faisant état, pour les années 2016 à 2019, des réalisations et des performances du SPW en tant qu’institution sur ses six engagements en faveur d’un développement durable. « La responsabilité sociétale du SPW, c’est avant tout une démarche visant à mieux maîtriser les conséquences économiques, sociales et environnementales des activités du SPW pour l’ensemble des parties prenantes », souligne Natacha Zuinen, directrice de la Direction du développement durable.

« Cette démarche s’inscrit dans une dynamique lancée par le comité stratégique du SPW pour améliorer le rôle des services publics, garants de l’intérêt général dans un monde de plus en plus complexe et perturbé. Le Rapport de responsabilité sociétale est un outil de transparence, consultable par l’ensemble des citoyens et citoyennes, qui rend compte de nos efforts d’amélioration continue au travers de six engagements : Renforcer notre résilience, notamment face aux diverses crises, garantir l’écoute des usagers, attirer les talents et valoriser nos agents, pratiquer la sobriété pour une transition durable, favoriser la collaboration tant en interne qu’en externe avec les autres administrations publiques régionales et, enfin, promouvoir les objectifs de développement durable. »

Un des cinq défis majeurs du SPW sera de renforcer les collaborations entre les différents services, en interne et en externe, pour offrir aux citoyens et aux entreprises des réponses plus intégrées qui satisferont mieux leurs besoins.

Des responsabilités à l’égard de l’ensemble de la société

S’il n’y a pas d’obligation légale pour un service public d’établir un tel rapport, dans un souci d’exemplarité, le SPW a voulu s’appliquer les mêmes règles que celles qui sont imposées aux grandes entreprises et vont progressivement s’étendre aux entreprises de plus petite taille. « Se rendre compte de ce que cette obligation représente pour les entreprises nous permettra de mieux les accompagner dans cette démarche. » En tant que service public en interaction quotidienne avec de nombreux acteurs, le SPW veut aussi réfléchir à ses responsabilités à l’égard de l’ensemble de la société.

Le management humain et bienveillant prôné par le SPW s’illustrera dans la création d’espaces plus conviviaux pour favoriser les liens et les échanges entre les agents.

Publié en septembre dernier, le deuxième rapport de responsabilité sociétale du SPW formule plus précisément les objectifs des six engagements mentionnés. Il instaure aussi un rendez-vous annuel avec les parties prenantes du SPW pour créer un dialogue continu, analyser collectivement les progrès du SPW concernant ces six engagements, et entendre leurs souhaits. Le SPW a également mis en place en son sein un réseau de ’’Young Challengers’. « Ce sont des jeunes qui travaillent dans notre institution et ont un regard à la fois exigent, critique et engagé par rapport au rôle du SPW. Nous avions envie de leur donner un espace pour nous challenger régulièrement et nous allons animer ce réseau en continu pendant l’année avec des jeunes des différents services du SPW. »

La directrice de la Direction du développement durable identifie cinq défis majeurs auxquels le SPW fait face aujourd’hui : Assurer la continuité des missions de service public tout en respectant le cadre financier, trouver du personnel qualifié dans les différents métiers du SPW (comme des ingénieurs en électromobilité, pour équiper les parkings de bornes et s’occuper du verdissement de la flotte, des architectes, des ouvriers de maintenance, des experts en mobilité et en planification programmatique…), renforcer les collaborations entre les différents services, en interne et en externe, pour offrir aux citoyens et aux entreprises des réponses plus intégrées qui satisferont mieux leurs besoins, continuer de gérer les crises qui seront sans doute de plus en plus fréquentes à l’avenir et pouvoir, dans ces situations, apporter des réponses à l’ensemble de la société, y compris aux personnes les plus vulnérables pour ne laisser personne de côté. « Le dernier défi porte sur la perte de confiance à l’égard des institutions et administrations publiques », confie Natacha Zuinen. « C’est pourquoi nous voulons continuer d’améliorer la qualité des services que nous rendons à nos usagers par plus d’écoute, plus de dialogue et par une transparence renforcée via la publication du Rapport de responsabilité sociétale. »

La stratégie immobilière du SPW est un levier puissant de la responsabilité sociétale et incarne parfaitement ses engagements pour être une organisation encore plus durable, robuste, résiliente, attractive, et au service de ses usagers. 
Jacques Moisse, directeur général ff du SPW support

Une stratégie immobilière comme levier puissant de la responsabilité sociétale

Pour Jacques Moisse, directeur général ff du SPW support, « la stratégie immobilière du SPW est un levier puissant de la responsabilité sociétale et incarne parfaitement ses engagements pour être une organisation encore plus durable, robuste, résiliente, attractive, et au service de ses usagers. » En effet, cette stratégie vise à réduire les coûts de location. A court et moyen termes, ce sont 7 millions d’euros qui seront économisés annuellement. Le SPW s’orientera aussi vers la sobriété énergétique en déménageant ses services dans des bâtiments modernes moins énergivores et en diminuant les superficies occupées de 30 %. Ce qui fait dire à Jacques Moisse : « Ici, ça déménage durable ! À Namur, partir de 44 bâtiments situés à Jambes pour arriver à huit à l’issue de la stratégie en 2030, c’est faciliter la collaboration entre les équipes qui ne travailleront plus en silos et fluidifier les processus. Cela permettra aussi de lancer des projets de dématérialisation et la simplification administrative pour les usagers. »

Cap Sud, futur siège du Secrétariat général du SPW à Namur, à côté de la gare.
Cap Sud, futur siège du Secrétariat général du SPW à Namur, à côté de la gare. - ©D.R.

« Déménager, c’est changer »

Sur 5 ans, 4000 des 10 000 agents du SPW vont déménager. « C’est énorme ! De nombreux collaborateurs ont été mobilisés pour les différentes étapes de ce processus majeur, avec un fort accompagnement au changement, car déménager, c’est changer et qu’il est important de veiller au bien-être des collaborateurs. Nous avons par exemple informé en permanence les agents des différentes étapes, organisé des visites préalables sur place, mené des opérations de démonstration, démystifié les clichés liés aux nouveaux espaces de travail et apaisé les craintes. »

Les premiers déménagements ont eu lieu à Wavre (5000 m² en décembre 2022), puis à Liège en décembre 2023 (10.000 m²). Suivront deux importants déménagements à Namur : Vers l’immeuble « Cauchy » pour le SPW Economie (11.000 m2, en mars 2024), vers l’immeuble « Crosspoint » pour le SPW finances (11.000 m², en mai prochain). Viendront encore un important bâtiment à Namur (Cap sud, 28.000 m²) et un autre à Mons (Renouv’o, 12.000 m²).

Quant aux bâtiments quittés propriétés de l’administration régionale, ils pourront être mis en vente pour être éventuellement transformés en logements par des promoteurs immobiliers et réduire ainsi la pression foncière « Les bâtiments libérés doivent servir à la société », estime Jacques Moisse. Les plus récents d’entre eux pourront loger d’autres services publics ou encore faire l’objet de rénovations architecturales et énergétiques profondes dans le même esprit que les nouveaux bâtiments. La mobilité douce sera favorisée par la situation centrale et proche des gares des services du SPW. « Cela constituera un avantage tant pour les agents que pour les usagers. »

Enfin, en offrant des espaces de travail modulable dans ses nouveaux bâtiments, le SPW entend s’adapter aux nouveaux modes hybrides de travail, mais aussi à d’éventuelles réformes institutionnelles, en veillant au bien-être des travailleurs. Le management humain et bienveillant prôné par le SPW s’illustrera dans la création d’espaces plus conviviaux pour favoriser les liens et les échanges entre les agents.

Natacha Zuinen, directrice de la Direction du développement durable et Jacques Moisse, directeur général ff du SPW support.
Natacha Zuinen, directrice de la Direction du développement durable et Jacques Moisse, directeur général ff du SPW support.

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