« C’est stimulant de permettre aux gens d’ouvrir leurs horizons »

Avec son équipe, Alain Galifi, ingénieur de conduite et responsable d’exploitation à la centrale de Tihange 1, est chargé de mener l’unité jusqu’à la fin de son exploitation, avant la période de démantèlement. Un vrai challenge technique et technologique…
Par Laurence Briquet
Temps de lecture: 2 min

Alain Galifi, 40 ans, est ingénieur civil (chimie), diplômé de l’Université de Liège. « J’aimais les maths et la chimie donc ça me semblait la bonne voie d’aller vers ces études-là », explique-t-il. En 2008, pour son premier job, il postule chez Electrabel où il intègre le Nuclear Trainees Program Junior, un programme qui permet aux jeunes ingénieurs en fin d’études ou récemment diplômés de contribuer à la gestion opérationnelle de centrales nucléaires tout en combinant apprentissage théorique et expérience de terrain.

« Le programme dure environ un an et demi. J’étais déjà à Tihange lors de celui-ci. Ensuite, j’ai commencé en exploitation à Tihange 1 avant de suivre des formations qui m’ont permis de piloter la centrale. Peu à peu, j’ai gravi les échelons en devenant ingénieur junior d’exploitation puis ingénieur en charge des essais ».

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Alain Galifi, 40 ans, est ingénieur civil (chimie) chez Engie.
Alain Galifi, 40 ans, est ingénieur civil (chimie) chez Engie. - Engie

La motivation des équipes

En 2021, il accède au poste d’ingénieur principal de conduite, responsable de l’exploitation de Tihange 1, une unité qui fermera ses portes en octobre 2025. « Mon challenge est de mener l’unité jusqu’à la fin de vie de l’exploitation avant le démantèlement. Pour cela, il faut garder la motivation des équipes. On a la chance d’avoir l’unité de Tihange 3 prolongée pour 10 ans. Certains membres de l’équipe savent déjà qu’ils iront travailler là. À Tihange 1, il faudra assurer toute la période de démantèlement. On reste un site nucléaire pendant 7 ans et on aura encore besoin de personnel sur place, notamment pour le traitement des déchets et des effluents radioactifs. C’est, à la fois, un challenge technique et technologique très stimulant. Comme je l’ai dit, on a la chance d’avoir une unité en prolongation, ce qui donne des perspectives pour tout le monde. La prolongation de Tihange 3 a été acquise en juin. Avant cela, il y avait des interrogations. On passe de trois centrales en production à une. C’est un vrai défi ».

N’est-ce pas finalement un peu déprimant de travailler sur un outil dont on sait qu’il va être prochainement démantelé ? « Que du contraire. C’est plutôt stimulant de se dire qu’on doit sortir de sa zone de confort car la tâche n’est pas spécialement simple ni évidente. La plupart des personnes qui travaillent dans cette centrale ont fait carrière ici et certains peuvent penser qu’ils n’ont pas de réelles opportunités de travailler ailleurs dans le bassin liégeois. Or, je pense qu’ils doivent plutôt se dire que c’est motivant de changer de job. Ceux qui vont aller à Tihange 3 feront un travail tout à fait différent de Tihange 1 car si les principes de base sont les mêmes, la manière de piloter est différente. Pour tout le monde, en tout cas, c’est un défi et une adaptation nécessaire. C’est aussi stimulant de permettre aux gens d’ouvrir leurs horizons. On voit des collègues qui s’intéressent progressivement à un autre job et, personnellement, je trouve ça très chouette », conclut-il.

Devenez le nouveau collègue d’Alain. Pour prolonger la durée de vie de nos centrales nucléaires ou pour les démanteler, nous recherchons des nouveaux talents.

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