Faire de sa passion son métier, le parcours d’une ingénieure industriel

Gestionnaire des arrêts et projets à Tihange 1, Nadia Larivière est tombée dans la marmite du nucléaire quand elle était aux études secondaires…
Par Laurence Briquet
Temps de lecture: 3 min

C’est lors de ses études secondaires que Nadia Larivière a découvert le nucléaire. « Je dis toujours que je suis tombée dans la marmite à ce moment-là. J’avais un professeur de physique passionné par le nucléaire qui a su nous donner le goût de nous y intéresser aussi. Et puis, j’ai grandi au pied des tours », explique-t-elle. « En rhéto, j’ai découvert la fission nucléaire et comment créer de l’énergie avec de l’uranium. J’ai trouvé ça génial. Même le processus de fission est magique. Un jour, nous sommes allés visiter la centrale et nous avons vu l’intérieur d’une cuve. Nous avons même pu apercevoir le fameux effet Tcherenkov qui donne un effet bleu dans la cuve quand la vitesse des neutrons dépasse celle de la lumière », ajoute-t-elle.

Elle s’est donc lancée ensuite dans des études d’ingénieur industriel en génie nucléaire, à Gramme (Liège). « J’ai fait ces études-là avec l’objectif de venir travailler à Tihange. C’était clair dans ma tête. Pendant 2 ans, j’ai travaillé pour obtenir mon habilitation pour pouvoir piloter la centrale. En sortie d’habilitation, j’ai travaillé comme instructrice au simulateur puis en tant qu’ingénieur à la sûreté. Ce sont essentiellement des visites de terrain des collègues qui pilotent la centrale, pour vérifier les équipements et la bonne gestion en cas d’accident ».

Ensuite, elle est allée dans le département « opérations » où elle est restée jusqu’en 2013 après quoi elle a rejoint Tihange 1. En 2020, elle y est devenue gestionnaire des arrêts et projets, un travail de planification. « Quand on planifie l’arrêt d’une centrale, cela dure entre 40 et 50 jours. Durant cette période-là, il reste de l’énergie résiduelle dans le cœur du réacteur et cela demande de bien enchaîner les travaux pour avoir toujours une ou deux lignes disponibles. Il faut gérer la préservation de la sûreté nucléaire et la sécurité des intervenants. J’ai une équipe multidisciplinaire avec moi ».

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Nadia Larivière, ingénieure industriel chez Engie.
Nadia Larivière, ingénieure industriel chez Engie.

Beaucoup de rigueur

Dernièrement, elle a été nommée responsable de la mise à l’arrêt de Tihange 1. « C’est important pour nous de rendre la terre aussi propre qu’on l’a trouvée. Je suis très contente de participer à ce projet. Nous travaillons dans une industrie[LS1] qui n’est pas exempte de déchets mais on y travaille. Pour mettre à l’arrêt, il faudra assurer le refroidissement des piscines et être rigoureux ».

Pour elle, l’arrêt de la centrale sera un moment qui risque d’être émouvant. « Au final, c’est clair que le jour où il faudra appuyer sur le bouton pour enclencher les dernières turbines, je vais verser une larme. D’autres qui travaillent ici sont producteurs dans l’âme. Cela va être un moment fort pour nous mais c’est aussi un projet très passionnant que de rendre le site propre et de travailler au service de la communauté ». Elle est également fière de travailler pour une entreprise qui se soucie de l’environnement. « Chez Engie, on a un joli mix au niveau des énergies renouvelables. ENGIE a toujours œuvré dans le traitement des eaux, des déchets et pour les énergies propres. Je vois aussi que la nouvelle génération est sensible à l’écologie. Ils sont nombreux à venir travailler à vélo. Des initiatives ont d’ailleurs été mises en place pour favoriser cette mobilité douce. Cela fait partie de notre ADN de faire attention à l’écologie », conclut-elle.

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[LS1]Nous travaillons dans une industrie (pas de ON)

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