Vie professionnelle

Combien gagne un traducteur à la Commission ?

Pour beaucoup de traducteurs, l’Europe, c’est l’employeur rêvé : salaires élevés, statut avantageux… Mais comment fait-on pour y entrer ? Et combien gagne-t-on réellement ? Article réservé aux abonnés
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Un poste de fonctionnaire européen présente de nombreux avantages, et les places sont donc très chères. On n’entre pas à la Commission comme dans un moulin. Des épreuves de sélections sont organisées en théorie chaque année et, si l’on en croit leur réputation, elles sont loin d’être aisées à réussir. Selon les chiffres disponibles sur le site des carrières de la CE, plus de 50 % des candidats en moyenne échouent au concours.

Profil exigé

Avant même de pouvoir se présenter à l’un de ces concours de recrutement, les candidats traducteurs doivent répondre à un certain nombre d’exigences. Avant tout, le candidat doit être titulaire d’un diplôme de haut niveau et citoyen de l’Union européenne.

Ensuite, les compétences linguistiques doivent bien évidemment être irréprochables. Le traducteur doit maîtriser parfaitement sa langue maternelle et posséder une connaissance approfondie d’au moins deux des langues officielles de l’Union européenne, l’une étant impérativement le français, l’anglais ou l’allemand.

Une connaissance variée de différentes thématiques est également exigée, dans les domaines économique, financier, politique, juridique… L’ensemble de la procédure dure 8 à 10 mois en moyenne. Mais attention, même une fois le concours réussi, l’affaire n’est pas encore dans le sac : les fonctionnaires fraîchement engagés doivent encore effectuer un stage de neuf mois avant d’être titularisés.

Salaires : entre 3.145 et 4.349 € de base

Deux types de contrats sont proposés aux traducteurs : un poste permanent de fonctionnaire européen, ou un poste d’agent contractuel d’une durée de 3 mois à 3 ans. Le barème salarial fixé dépend du statut dont dispose le traducteur. Un barème est lui-même divisé en grades puis en échelons.

Pour avoir une idée du salaire de départ d’un traducteur nouvellement engagé à l’UE, prenons en compte l’échelon le plus faible au sein du grade le plus bas auquel un traducteur peut être engagé. Un traducteur sous statut contractuel gagnera alors un salaire minimum de 3.145,45 euros par mois. Un traducteur sous statut permanent verra son salaire de départ fixé à un minimum de 4.349,59 euros par mois.

Ces salaires ne sont pas soumis à l’impôt belge, mais l’UE effectue pour ses propres caisses un prélèvement social et fiscal dont le taux est fixé à entre 8 et 45 % en fonction du grade.

Pour une vue complète des salaires pratiqués, consultez les tableaux publiés sur le site de la DG Traduction.

Avantages complémentaires

Les traducteurs employés par l’Union européenne bénéficient en outre d’autres avantages pécuniaires non négligeables. Ils perçoivent en effet une allocation de foyer pour leur conjoint et leurs enfants, des allocations familiales complémentaires et d’un accès à l’école européenne pour leurs enfants, d’une assurance maladie et retraite très avantageuse.

Enfin, dans le cas où le traducteur doit s’expatrier, il touchera encore une indemnité d’installation et de dépaysement, ainsi qu’un remboursement de ses frais de déménagement.

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