Les 6 pires erreurs de comm' en 2012

Cette semaine, Lidl a commis une petite bourde avec son action Twitter Luxe pour tous... Même si quelques spécialistes de la communication ont affirmé que la débâcle du supermarché lui avait apporté une publicité positive.

Les six exemples suivants reprennent des actions de communication de 2012 qui ont complètement échoué. Elles prouvent une fois de plus que les entreprises doivent rester très prudentes en communiquant sur leur marque ou leurs produits...

1. McDStories

En janvier, McDonald’s a lancé sur Twitter le hashtag #McDStories. Le but était que les clients tweetent de chouettes anecdotes sur leurs visites dans la chaîne de fast-food, mais finalement le hashtag a surtout été utilisé pour diffuser des plaintes et des histoires horribles. Une recherche sur #McDStories mène à une liste interminable de messages sur la nourriture pas fraîche et les ongles dans les BigMacs. Après deux heures, McDonald’s décida d’arrêter la promotion de cette campagne, mais le mal était déjà fait.

2. Non à la grève

Au début de cette année, le syndicat FGTB a lancé le hashtag #30j. Le but était de rassembler les messages sur la grève générale du 30 janvier, mais très vite les opposants à la grève se sont emparé du hashtag et l’ont utilisé pour affirmer qu’ils ne participeront certainement pas à la grève. Même le logo que la FGTB avait conçu pour l’action a été parodié : "Participez à la grève #30j" est devenu "ne participez pas à la grève #30j".

3. La glu rose

En mars, il y a eu de l’effervescence chez les syndicats américains autour de la viande séparée mécaniquement produite par la société Beef Products Inc. (BPI). Il s'agit d'une sorte de pâte obtenue en ôtant les restes de viande des carcasse après le désossage à l'aide d'un appareil à haute pression. A la base, ce produit qui s’appelle officiellement ‘lean finely textured beef’ (LFTB) était utilisé dans la nourriture pour animaux. Mais depuis 2001 il est permis de l’utiliser aux Etats-Unis en tant qu’additif dans des produits alimentaires destinés à la consommation humaine.

Une série de reportages d’ABC News ont été très virulents envers l’ingrédient d’hamburger et l’ont appelé ‘la glu rose’. Très vite les blogs et les médias sociaux se sont emparé du message, ont créé des pétitions et ont été protester devant les restaurants et les écoles qui utilisaient du LFTB pour leurs repas. Finalement, la campagne a mené au licenciement de presque la moitié des employés de BPI. L’entreprise a introduit une plainte contre ABC et réclame 1,2 milliards de dommages pour diffamation.

4. “Bonjour les tireurs!”

Dans le Colorado, cet été, douze personnes sont décédées dans une tragique fusillade pendant une projection du film de Batman ‘The Dark Night Rises’. A peine quelques heures plus tard, American Rifleman, le magazine de l’association des tireurs NRA, a diffusé via Twitter le message  "Bonjour, les tireurs. Joyeux vendredi ! Des plans pour le week-end?" Le tweet inadapté à été posté à 9h20 heure locale et a été effacé trois heures plus tard. Un porte-parole de la NRA a expliqué que ce message avait été posté sur Twitter par quelqu’un qui n’avait pas pris connaissance des évènements du Colorado.

5. Apple Maps

Quand en septembre Apple a interdit à l’application Google Maps d’être installée sur l’Iphone pour favoriser leur propre alternative "Apple Maps", les plaintes des clients mécontents étaient légion. Les cartes d’Apple Maps s’avéraient en effet pleines de fautes et les fonctions importantes comme les trajets des transports publics manquaient à l’application. Le New York Times l’a même surnommée "le logiciel le plus inutilisable de tous les temps".

Le CEO d’Apple Tim Cook a été obligé d’avouer la triste vérité : il s’est excusé auprès de ses clients dans une communication et a lui-même conseillé d’utiliser pour l’instant le logiciel de leurs concurrents.

6. Réductions Sandy

Lorsque la chaîne de vêtements américaine American Apparel s’est servi de l’ouragan Sandy pour accorder des réductions sur son site Internet, les réactions ont été très négatives. Pour la firme, le fait que des centaines de personnes étaient mortes à cause de la catastrophe et que huit millions d’Américains se retrouvaient sans électricité n’était pas un obstacle pour jouer de la tempête comme d'une action commerciale. Tous ceux qui voulaient acheter en ligne recevaient 20% de réduction en introduisant le code ‘SANDYSALE’. "Au cas où vous vous ennuyez" indiquait la légende.

American Apparel a finalement décidé d’ignorer toute l’agitation et ne s’est pas excusé après l’incident. D’autres entreprises, comme Gap ou Jonathan Adler, qui avaient aussi joué commercialement avec Sandy, se sont quant à eux excusés.